Crimes contre les populations, séquestration, pillage, destructions… Au total, Amadé Ouérémi est reconnu coupable de plus d’une douzaine de chefs d’accusation. Coupable d’avoir perpétré et participé à l’une des pages d’histoire les plus sombre de la Cote d’Ivoire, à la tête de plus d’une centaine d’hommes. Tout au long des 7 jours de procès, le chef de milice aura eu beau jeu de dire qu’il n’était qu’un simple élément aux ordres de chefs rebelles et qu’il n’était pas sur le lieu les 28 et 29 mars 2011, le tribunal criminel d’Abidjan ne l’aura pas cru.
Amadé Ouérémi affirmait dépendre à l’époque d’un chef rebelle baptisé « Coulibaly de Kouibly » lui-même sous les ordres du comzone Losseni Fofana, alias « Loss », aujourd’hui colonel dans l’armée. Entendus par le juge d’instruction avant le procès, ils avaient simplement nié le connaître avant son arrestation en 2013.
L’avocate de la défense avait demandé leur comparution, refusée par le président. A l’issue de ce procès, Me Roseline Aka Serikpa dénonce une « décision biaisée ». « Amadé Ouérémi n’est responsable qu’en partie. C’est vraiment injuste de lui faire endosser la responsabilité tout seul de ce qui s’est passé à Duékoué. Vous m’avez vu demander la comparution de personnes qui ont été nommément cités par monsieur Ouérémi : Losseni Fofana, Coulibaly de Kouibly. Et puisque ces personnes sont encore bien vivantes, il revenait au parquet de faire diligence pour qu’elles comparaissent. », ajoute Me Serikpa, déplorant les « nombreuses zones d’ombres ».
« On aurait souhaité que le Loss et les autres comzones cités soient là pour dire leur part de vérité. Mais un juge en a décidé autrement. Toute la lumière n’a pas été faite », déplore pour sa part Issiaka Diaby, président du collectif des victimes de crise en Côte d’Ivoire, qui se dit satisfait malgré tout que ce procès se soit tenu et en espère d’autres. « Cette décision est comme une symphonie inachevée. On va faire avec en attendant que la justice poursuive d’autres auteurs de crimes, afin que la Côte d’Ivoire soit définitivement un environnement de justice et de paix. »
Amadé Ouérémi affirmait dépendre à l’époque d’un chef rebelle baptisé « Coulibaly de Kouibly » lui-même sous les ordres du comzone Losseni Fofana, alias « Loss », aujourd’hui colonel dans l’armée. Entendus par le juge d’instruction avant le procès, ils avaient simplement nié le connaître avant son arrestation en 2013.
L’avocate de la défense avait demandé leur comparution, refusée par le président. A l’issue de ce procès, Me Roseline Aka Serikpa dénonce une « décision biaisée ». « Amadé Ouérémi n’est responsable qu’en partie. C’est vraiment injuste de lui faire endosser la responsabilité tout seul de ce qui s’est passé à Duékoué. Vous m’avez vu demander la comparution de personnes qui ont été nommément cités par monsieur Ouérémi : Losseni Fofana, Coulibaly de Kouibly. Et puisque ces personnes sont encore bien vivantes, il revenait au parquet de faire diligence pour qu’elles comparaissent. », ajoute Me Serikpa, déplorant les « nombreuses zones d’ombres ».
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