Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Côte d’Ivoire: l’opposition fait front commun contre la candidature d’Alassane Ouattara

En Côte d'Ivoire, les principales plateformes d'opposition étaient réunies ce 20 septembre autour d’Henri Konan Bédie à Abidjan pour appeler à faire barrage à la candidature du président sortant Alassane Ouattara. L’opposition pose des exigences et appelle à la mobilisation dans la rue.



Beaucoup s'attendaient à un appel au boycott. Il n'a pas eu lieu. C'est un appel à la désobéissance civile qu'a lancé Henri Konan Bédié.Face à une salle survoltée, le candidat à la présidentielle a eu ces mots très forts ce 20 septembre : « Face à la forfaiture, un seul mot d'ordre, irréversible : la désobéissance civile », a lancé le doyen de l'opposition.
 
 
Ecouter le reportage lors de cette rencontre de l'opposition
 
François Hume-Ferkatadji
 
Une série de demandes
 
Concrètement, les partis, plateformes et organisations de la société civile, regroupés au sein de cette coalition de l'opposition, appellent à la mobilisation dans la rue, alors que les manifestations sont interdites par décret.
 
Depuis l’annonce de sa candidature par Alassane Ouattara le 6 août, des manifestations sporadiques ont eu lieu un peu partout dans le pays. Elles étaient souvent émaillées de violences, qui ont fait au moins 15 de morts. Mais les mots d’ordre des états-majors politiques étaient rares. Cette fois, la consigne est lancée par les principales formations d’opposition.
 
Cette mobilisation se concentre contre un troisième mandat d'Alassane Ouattara, mais pour obtenir satisfaction sur une série d'exigences posées comme la dissolution du Conseil constitutionnel et de la Commission électorale, l'audit de la liste électorale, la libération des prisonniers politiques ou le retour des exilés.
 
« Les organisations et partis politiques de l'opposition exigent : le retrait de la candidature de M. Alassane Dramane Ouattara pour se conformer ainsi à la Constitution qui lui interdit un troisième mandat ; la dissolution du Conseil constitutionnel en vue de la mise en place d'une juridiction véritablement impartiale ; la dissolution de l'actuelle Commission électorale indépendante... »

RFI

Lundi 21 Septembre 2020 - 07:44



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter