Mercredi 15 au matin la rumeur infondée de la mort du moto taxi répandue sur les réseaux sociaux, a provoqué le soulèvement de groupes de jeunes baoulés déterminés à en découdre contre leurs voisins malinkés. Et la réplique des Malinkés.
Cette soudaine éruption de violence a en tout cas surpris tout le monde, à l’image de ce jeune lycéen baoulé : « Y avait des gens qui circulaient partout avec des machettes, on ne pouvait pas sortir. J’ai dû passer la nuit chez mon ami. Le jeudi, j’ai décidé de rentrer chez moi. Il y avait des dégâts, des maisons incendiées… On a parcouru 50 km pour partir chez nous au village à pieds. Là-bas il n’y avait pas de problèmes. »
Hamed, lui, est menuisier. En rentrant d’un chantier en ville ce mercredi-là, sans savoir ce qui lui arrivait il a été blessé par du petit calibre au bras et au dos. « Je revenais du travail. Un chantier au niveau de la gendarmerie. Et à mon passage à ma grande surprise j’ai reçu trois balles… Plus tard, j’ai voulu aller à l’hôpital pour me faire soigner. Malheureusement il y avait un barrage. Les jeunes n’ont pas voulu que je passe. Les balles sont toujours dans mon corps. »
Youssouf, la trentaine, a passé ces deux jours sur une barricade pour protéger maisons et boutiques du quartier Commerce, habité surtout par les Malinkés. « Les gens essayaient de rentrer au quartier Commerce, dit-il, juste derrière la mairie. Cinq à sept personnes. On essayait de leur montrer qu’on était là. S’ils étaient rentrés, on aurait reculé. »
Plus de deux semaines après les faits, tout en appelant à l’apaisement, chaque communauté accuse l’autre d’être à l’origine de cette flambée de violences meurtrière qui a ancré la défiance entre elles.
Cette soudaine éruption de violence a en tout cas surpris tout le monde, à l’image de ce jeune lycéen baoulé : « Y avait des gens qui circulaient partout avec des machettes, on ne pouvait pas sortir. J’ai dû passer la nuit chez mon ami. Le jeudi, j’ai décidé de rentrer chez moi. Il y avait des dégâts, des maisons incendiées… On a parcouru 50 km pour partir chez nous au village à pieds. Là-bas il n’y avait pas de problèmes. »
Hamed, lui, est menuisier. En rentrant d’un chantier en ville ce mercredi-là, sans savoir ce qui lui arrivait il a été blessé par du petit calibre au bras et au dos. « Je revenais du travail. Un chantier au niveau de la gendarmerie. Et à mon passage à ma grande surprise j’ai reçu trois balles… Plus tard, j’ai voulu aller à l’hôpital pour me faire soigner. Malheureusement il y avait un barrage. Les jeunes n’ont pas voulu que je passe. Les balles sont toujours dans mon corps. »
Youssouf, la trentaine, a passé ces deux jours sur une barricade pour protéger maisons et boutiques du quartier Commerce, habité surtout par les Malinkés. « Les gens essayaient de rentrer au quartier Commerce, dit-il, juste derrière la mairie. Cinq à sept personnes. On essayait de leur montrer qu’on était là. S’ils étaient rentrés, on aurait reculé. »
Plus de deux semaines après les faits, tout en appelant à l’apaisement, chaque communauté accuse l’autre d’être à l’origine de cette flambée de violences meurtrière qui a ancré la défiance entre elles.
■ À Béoumi, un fossé s’est creusé
Les violences intercommunautaires ne sont pas rares en Côte d’Ivoire, mais elles atteignent rarement une telle ampleur. Et a à peine plus d’un an d’une présidentielle à haut risque, elles inquiètent partout dans le pays. À Béoumi, en tout cas, depuis la mi-mai, quelque chose a profondément changé dans les relations entre les deux principales communautés. Un fossé s’est creusé.
« Les deux jours de violences et la douzaine de morts ont considérablement aggravé la fracture entre les deux principales communautés de Béoumi et ravivé de vieilles rancœurs, jamais totalement éteintes. Des rancœurs parfois personnelles comme Habib, qui n’hésite plus depuis le 15 mai à parler "d’ennemis"... ‘’
Les violences intercommunautaires ne sont pas rares en Côte d’Ivoire, mais elles atteignent rarement une telle ampleur. Et a à peine plus d’un an d’une présidentielle à haut risque, elles inquiètent partout dans le pays. À Béoumi, en tout cas, depuis la mi-mai, quelque chose a profondément changé dans les relations entre les deux principales communautés. Un fossé s’est creusé.
« Les deux jours de violences et la douzaine de morts ont considérablement aggravé la fracture entre les deux principales communautés de Béoumi et ravivé de vieilles rancœurs, jamais totalement éteintes. Des rancœurs parfois personnelles comme Habib, qui n’hésite plus depuis le 15 mai à parler "d’ennemis"... ‘’
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