Le ministre de l’Intérieur Mouhamadou Bamba Cissé a alerté, le 12 avril 2026, sur une crise énergétique imminente au Sénégal, prévenant d'une possible hausse des prix du carburant sous quelques jours. Ibrahima Bachir Dramé, expert pétrolier et consultant international, soutient qu’ « aller vers la vérité des prix est quasiment inévitable ».
Selon l'expert Ibrahima Bachir Dramé, le maintien des prix actuels « repose essentiellement sur des subventions publiques » mais l'État ne pourrait plus supporter durablement l'écart entre les prix du marché mondial et les prix à la pompe. « L'Etat subventionne pour assurer un système de compensation, pour maintenir un équilibre des prix. À court terme, c'est un amortisseur social important. Mais à moyen terme, cela pèse lourdement sur le budget de l'État. Si les cours internationaux du pétrole restent élevés, cette politique devient difficilement soutenable sans arbitrages budgétaires majeurs », a-t-il déclaré dans le journal L’Observateur.
En poursuivant, il explique que le gouvernement a la possibilité d'intervenir sur la fiscalité liée au pétrole, de reporter des investissements spécifiques ou d'orienter les subventions. Cependant, ces solutions ne sont que provisoires car l’Etat ne peut pas indéfiniment compenser une hausse structurelle des prix internationaux. A ce titre, il affirme qu’« aller vers la vérité des prix est quasiment inévitable ».
L’expert pétrolier soutient que la dernière sortie du ministre Bamba Cissé n’est qu'une phase de pédagogie initiée. « Les autorités préparent progressivement l'opinion à des décisions difficiles. C'est une démarche classique en période de tension économique : expliquer en amont pour éviter un choc brutal et préserver la stabilité sociale. Cependant, les marges existent, mais elles sont limitées », a expliqué Ibrahima Bachir Dramé. D’après lui, pour protéger les ménages vulnérables et les secteurs stratégiques, « il faudra une approche progressive, accompagnée de mesures sociales ciblées ».
Le consultant international prévient que la hausse des prix de l'énergie a « un effet domino » sur toute l’économie notamment dans le transport, l’alimentation et la production. « Donc, il y a un risque inflationniste réel. D'où l'importance d'un accompagnement intelligent de la part de l'Etat pour éviter une dégradation du pouvoir d'achat », a-t-il indiqué.
Cependant, Ibrahima Bachir Dramé avance que cette situation doit être un déclic pour accéder à la souveraineté énergétique. « Le Sénégal a une opportunité historique avec ses ressources gazières et pétrolières. Il faut accélérer la transition énergétique, développer le gaz domestique, les renouvelables, et réduire notre dépendance aux importations. C'est une question de souveraineté énergétique. On ne peut pas durablement subventionner la réalité. La vraie solution, c'est d'anticiper, de cibler les aides et d'investir dans notre souveraineté énergétique », a-t-il suggéré.
Selon l'expert Ibrahima Bachir Dramé, le maintien des prix actuels « repose essentiellement sur des subventions publiques » mais l'État ne pourrait plus supporter durablement l'écart entre les prix du marché mondial et les prix à la pompe. « L'Etat subventionne pour assurer un système de compensation, pour maintenir un équilibre des prix. À court terme, c'est un amortisseur social important. Mais à moyen terme, cela pèse lourdement sur le budget de l'État. Si les cours internationaux du pétrole restent élevés, cette politique devient difficilement soutenable sans arbitrages budgétaires majeurs », a-t-il déclaré dans le journal L’Observateur.
En poursuivant, il explique que le gouvernement a la possibilité d'intervenir sur la fiscalité liée au pétrole, de reporter des investissements spécifiques ou d'orienter les subventions. Cependant, ces solutions ne sont que provisoires car l’Etat ne peut pas indéfiniment compenser une hausse structurelle des prix internationaux. A ce titre, il affirme qu’« aller vers la vérité des prix est quasiment inévitable ».
L’expert pétrolier soutient que la dernière sortie du ministre Bamba Cissé n’est qu'une phase de pédagogie initiée. « Les autorités préparent progressivement l'opinion à des décisions difficiles. C'est une démarche classique en période de tension économique : expliquer en amont pour éviter un choc brutal et préserver la stabilité sociale. Cependant, les marges existent, mais elles sont limitées », a expliqué Ibrahima Bachir Dramé. D’après lui, pour protéger les ménages vulnérables et les secteurs stratégiques, « il faudra une approche progressive, accompagnée de mesures sociales ciblées ».
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