Du 19 au 21 août prochain, Niamey doit abriter une réunion de réconciliation entre les mouvements armés du nord du Mali. Initiée par le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini, la rencontre vise à réconcilier la plateforme des mouvements du 14 juillet 2014, alliée du gouvernement malien, et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Mais c’est surtout pour « réconcilier les leaders respectifs des tribus touarègues imghad d’un côté, et ifoghas de l’autre : le général Alhadji Gamou et Alghabass Ag Intalla », confie un membre de l’organisation de l’événement.
Depuis la rébellion de 1991, la tension entre ces deux tribus s’est notamment manifesté par l’enlèvement, en 1994, de feu Intalla Ag Attaher, l’amanokal des ifoghas, par Alhadji Gamou, suite à un diffèrend entre ce dernier et des membres des communautés ifoghas. Depuis, la plaie n’a jamais totalement cicatrisé.
Le problème d’Al-Khalil
À Niamey, Brigi Rafini essaiera aussi de désamorcer les tensions entre deux branches de la rébellion du Mali, le Mouvement arabe de l’Azawad, désormais allié de Bamako, et celui du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). « En coulisses, nous allons essayer de régler le problème dit d’Al-Khalil », explique un membre de la délégation ifoghas qui doit se rendre à Niamey.
En mars 2013, des membres du MNLA avaient saccagé et pillé des boutiques et des biens appartenant à des arabes maliens de la ville d’Al-Khalil, à la frontière avec l’Algérie. En somme, ce qui va se jouer à Niamey, c’est un apaisement des conflits entre les leaders des communautés du nord pour une meilleure application de l’accord de paix d’Alger.
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