Le député sénégalais Guy Marius Sagna a annoncé, ce jeudi 10 septembre, avoir officiellement porté une plainte devant le procureur de la République. Cette action vise directement «le Commissaire Bara Sangharé, quatre de ses complices et X, agents publics, dépositaires de la force publique», pour des événements survenus le 23 mars 2022. Arrêté avec une vingtaine d'autres personnes lors d'une manifestation contre le parrainage devant le ministère de l'Intérieur, le parlementaire dénonce les agissements subis sous la responsabilité du commissaire central de l'époque.
Dans son récit des faits, l'élu affirme avoir été « brutalisé » et « humilié » par les forces de l'ordre. Il accuse le commissaire d'avoir donné des « ordres manifestement illégaux » ayant conduit à son transfert forcé à bord d'un véhicule de police, tard dans la nuit.
«Un traitement cruel, inhumain et dégradant»
Guy Marius Sagna soutient avoir été «abandonné en pleine brousse entre Thiès et Diamniadio», une action qu'il qualifie de « traitement cruel, inhumain et dégradant », en « violation flagrante de la Convention contre la torture » adoptée par les Nations Unies en 1984 et ratifiée par le Sénégal.
Le député lie également cette affaire à un contexte politique plus large, rappelant ses alertes lancées lors d'une conférence de presse en mars 2023. Il avait alors averti qu'il ne fallait « pas être surpris » de voir des citoyens disparaître sous la présidence de Macky Sall, évoquant par la suite les cas des militaires Fulbert Sambou et Didier Badji. Par cette démarche, l’homme politique affirme vouloir faire jurisprudence afin que plus aucun citoyen sénégalais ne soit traité « de manière inhumaine ».
Malgré «l’extrême lenteur» de la justice sénégalaise sur des dossiers similaires ou plus graves accumulés depuis plusieurs années, Guy Marius Sagna se dit déterminé. Affirmant que ces retards l'ont au contraire «encouragé à déposer [sa] plainte aujourd'hui».
Dans son récit des faits, l'élu affirme avoir été « brutalisé » et « humilié » par les forces de l'ordre. Il accuse le commissaire d'avoir donné des « ordres manifestement illégaux » ayant conduit à son transfert forcé à bord d'un véhicule de police, tard dans la nuit.
«Un traitement cruel, inhumain et dégradant»
Guy Marius Sagna soutient avoir été «abandonné en pleine brousse entre Thiès et Diamniadio», une action qu'il qualifie de « traitement cruel, inhumain et dégradant », en « violation flagrante de la Convention contre la torture » adoptée par les Nations Unies en 1984 et ratifiée par le Sénégal.
Le député lie également cette affaire à un contexte politique plus large, rappelant ses alertes lancées lors d'une conférence de presse en mars 2023. Il avait alors averti qu'il ne fallait « pas être surpris » de voir des citoyens disparaître sous la présidence de Macky Sall, évoquant par la suite les cas des militaires Fulbert Sambou et Didier Badji. Par cette démarche, l’homme politique affirme vouloir faire jurisprudence afin que plus aucun citoyen sénégalais ne soit traité « de manière inhumaine ».
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