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Dakar : la justice ordonne la levée du bracelet électronique de l’ex-ministre Aïssatou Sophie Gladima, le procès renvoyé



Dakar : la justice ordonne la levée du bracelet électronique de l’ex-ministre Aïssatou Sophie Gladima, le procès renvoyé
L’ancienne ministre du Pétrole, Aïssatou Sophie Gladima, a comparu ce mercredi 22 juillet devant la Haute Cour de Justice, alors qu’elle est accusée de faits présumés d’escroquerie sur les derniers publics, blanchiment de capitaux et complicité. Selon les informations de nos reporters sur les lieux, à la demande des avocats de la défense, la Cour a ordonné la levée du bracelet électronique de la prévenue. Le procès, quant à lui, a été renvoyé. Il se rouvrira après les vacances judicaires.

L’audience s’est ouverte aux environs de 10h (GMT). Dès l’entame des débats présidés par le juge Mouhamadou Mansour Mbaye, la défense de l’ancienne ministre a demandé un renvoi afin d’obtenir  plus de temps pour prendre connaissance du dossier et préparer le procès. La défense a affirmé avoir reçu la lettre d’envoi du dossier seulement le 9 juillet. La notification indiquant la date et le lieu de l’audience aurait été reçue le 15 juillet, soit peu de temps avant l’audience. Certains avocats de l’accusé ont  même indiqué ne pas avoir reçu cette notification.

En dehors de cette «anomalie», Maître François Sarr a expliqué que sa cliente «s’est strictement conformée» aux décisions de justice depuis le début des accusations, mais qu’elle rencontre des difficultés avec le port du bracelet électronique auquel elle est astreinte, précisant qu’elle «ne supporte plus  physiquement» cette contrainte. Il a donc demandé la levée du port du bracelet.

Après une brève suspension de l’audience, la Cour a ordonné la levée du bracelet électronique  et reporté le procès, qui devrait se rouvrir après les vacances judicaires (août – octobre). 

La cause des poursuites contre l’ex-ministre

L’accusation portée contre Aïssatou Sophie Gladima se base sur un rapport de la Cour des comptes ainsi que des déclarations de son ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage), Alassane Diallo. Dans l’acte d’accusation, l’Assemblée nationale relève qu’Alassane Diallo aurait procédé, sur instruction de la ministre, au versement de 73,2 millions FCFA pour les travaux de construction de l’unité de traitement gravimétrique de Kédougou, confiés à la  société commerciale du Groupe Issa. Et pourtant, selon les éléments de la procédure, ces travaux n’avaient pas démarré au moment du paiement.    

La mise en accusation soutient ainsi qu’il aurait été procédé au règlement des prestations avant même l’exécution des services, en violation des dispositions de l’article 89 du Règlement général de la comptabilité publique (Rgcp).

Placée sous mandat de dépôt le mercredi 21 mai 2025, l’ex-ministre a été libérée le lundi 07 juillet 2025, soit environ deux mois. Depuis lors, elle avait été placée sous une surveillance électronique,  qui vient d’être levée. Depuis le début, elle a toujours nié les faits.  

Charles KOSSONOU

Mercredi 22 Juillet 2026 - 15:02


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