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Dans l’ouest de la Centrafrique, des cantines scolaires gratuites pour promouvoir éducation et santé



Dans l’ouest de la RCA, à Baoro, située à environ 200 kilomètres de la frontière avec le Cameroun, les écoles bénéficient d’un programme de cantine scolaire financé par le Programme alimentaire mondial (PAM), en partenariat avec le gouvernement centrafricain. Dans les écoles primaires de la ville, la cantine est bien plus qu’un simple repas. Dans un contexte marqué par la pauvreté et l’insécurité alimentaire, elle joue un rôle essentiel dans la lutte contre la malnutrition. Ce programme contribue également à améliorer la scolarisation : il encourage les parents à envoyer leurs enfants à l’école et permet de réduire le décrochage scolaire.

Dans une grande salle transformée en cantine, les élèves sont installés sur des tables-bancs, bien alignées. Chacun tient son assiette, attendant patiemment son tour.

L’ambiance est feutrée dans la salle de cette école située dans l'ouest de la Centrafrique. À l’appel de son nom, Mariano, élève de CM2, se lève, se présente devant la table de service, reçoit son repas, puis retourne tranquillement s’asseoir à sa place. « J’adore le plat que l’on nous sert à l’école, explique-t-il. Avant, quand je n’avais rien à manger, j’avais faim pendant les cours et je ne pouvais pas me concentrer. Maintenant, j’apprends mieux et je viens chaque jour à l’école ».

« C’est vraiment une source de motivation »

Ce moment n’est pas seulement celui du repas, mais aussi un temps d’apprentissage où s’imposent le respect des règles, la patience et le vivre-ensemble. Eliane, élève en classe de CE2, glisse : « À la maison, c’est difficile pour nous de trouver quelque chose à manger. L’école est comme un lieu sûr où je peux apprendre et manger gratuitement. C’est vraiment une source de motivation. »

Ce programme ambitieux, selon le PAM et le gouvernement, vise à distribuer des repas scolaires variés à 400 000 enfants, cuisinés à partir de produits locaux. Marie-Solange, l’une des cuisinières, savoure : « Les repas ont permis d’augmenter la fréquentation de l’école, surtout chez les filles. C’est un projet à pérenniser, car l’avenir du pays dépend de l’éducation de nos enfants. »

« Quand un enfant mange à l'école, il reste en classe, il apprend, il rêve »

Rasmus Egendal, ancien représentant du PAM, qui avait lancé ce projet de cantine scolaire, détaille les fondements et l’impact de cette initiative sur le développement et la réussite des élèves : « Aujourd'hui, plus de 230 000 enfants bénéficient des cantines scolaires et c'est un billet pour l'avenir. Quand un enfant mange à l'école, il reste en classe, il apprend, il rêve. Un repas, c'est la différence entre abandonner et réussir. »

Il poursuit : « C'est aussi un geste qui nourrit la communauté. Les produits viennent des agriculteurs locaux, créant des emplois. Sans ce soutien, des milliers d'enfants risquent de quitter l'école et des familles perdront une source de stabilité. Les cantines scolaires sont une bouée de sauvetage et un moteur de développement pour demain. Et chaque repas, c'est vraiment une promesse, celle d'un avenir meilleur. Il ne faut pas négliger cette opportunité. »

Le PAM et le gouvernement centrafricain entendent couvrir toutes les écoles du pays dans les prochains mois.

RFI

Mardi 24 Mars 2026 - 13:12


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