Dès 2024, le Président Bassirou Diomaye Faye a rompu avec l'opacité historique du secteur. La publication de la liste des 151 navires autorisés et le non-renouvellement de l’accord de pêche avec l’Union européenne en novembre 2024 ont acté une volonté de réappropriation des ressources.
La surveillance maritime a été musclée avec l'arraisonnement de 24 navires. Parallèlement, un audit des « sociétés mixtes » a été lancé pour débusquer les capitaux étrangers utilisant des prête-noms locaux. L'allocation de 11,7 milliards FCFA au budget 2026 pour le programme "Pêche et Aquaculture" montre une volonté de créer une alternative durable.
Malgré ces réformes de gouvernance, les indicateurs biologiques demeurent critiques. L'héritage des décennies de surpêche et le changement climatique pèsent lourdement sur le bilan social. Selon les données de l'EJF (2025), 57 % des populations de poissons sont en état d’effondrement. La consommation de poisson par habitant a chuté, passant de 29 kg à moins de 18 kg.au Sénégal.
Le rapport a mis en exergue la raréfaction de la sardinelle, communément appelé « Yaboye », base de l'alimentation nationale, suscitant une inflation persistante. Ce manque de perspectives a poussé de nombreux pêcheurs vers les routes migratoires. Le Sénégal a perdu son statut de «pays candidat» auprès de l'Initiative pour la Transparence dans les Pêches (FiTI), en raison de retards administratifs dans le processus d'adhésion. La révision du Code de la pêche et la régulation stricte des usines de farine de poisson, bien que engagées, n'ont pas encore produit l'effet de levier espéré sur la disponibilité immédiate des ressources halieutiques.
Si le régime Diomaye a réussi à manifester la volonté de restaurer la dignité des pêcheurs et l'impératif de maintenir une activité industrielle viable, il navigue en eaux troubles. Le défi pour la seconde moitié du mandat sera de transformer ces réformes structurelles en une amélioration concrète du quotidien des Sénégalais, tout en accélérant la transition vers une aquaculture de substitution encore au stade de projet.
La surveillance maritime a été musclée avec l'arraisonnement de 24 navires. Parallèlement, un audit des « sociétés mixtes » a été lancé pour débusquer les capitaux étrangers utilisant des prête-noms locaux. L'allocation de 11,7 milliards FCFA au budget 2026 pour le programme "Pêche et Aquaculture" montre une volonté de créer une alternative durable.
Malgré ces réformes de gouvernance, les indicateurs biologiques demeurent critiques. L'héritage des décennies de surpêche et le changement climatique pèsent lourdement sur le bilan social. Selon les données de l'EJF (2025), 57 % des populations de poissons sont en état d’effondrement. La consommation de poisson par habitant a chuté, passant de 29 kg à moins de 18 kg.au Sénégal.
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