«Cette dernière décision a été prise en violation de la correction et de l'éducation la plus élémentaire», s'insurge Marine Le Pen, contactée par le Figaro jeudi matin. La présidente du FN affirme qu'un SMS a été envoyé à 23h40 à son conseiller presse mercredi soir et regrette que la proposition ait été lancée à ses deux contradicteurs sans que son avis ait été consulté. Elle aurait en outre rappelé à France 2 ses réserves concernant le format du rendez-vous qu'elle trouve «trop long» et «ennuyeux». Quand on lui oppose l'argument d'une grande nervosité politique expliquant l'empressement des organisateurs à trouver une solution d'apaisement, Marine Le Pen s'interroge: «Pourquoi paniquent-ils? Craignent-ils, en réalité d'être accusés de ma victoire? Il ne peuvent pas craindre le CSA puisqu'il a confirmé dans un communiqué qu'il n'y avait pas de déficit de temps de parole dans cette émission et que nous avons moins de 6 % du temps général d'antenne politique. Je suis encore sympa de ne pas les planter!»
Pour les frontistes, les polémiques sur la présence de la présidente du FN dans cette émission du service public (proposée par les organisateurs avant l'été dans le bureau de l'intéressée au siège du parti à Nanterre) traduisent simplement un vent de panique chez des adversaires de gauche et de droite ayant découvert, un peu tard que ce large temps d'expression proposé par la chaîne à Marine Le Pen était la dernière fenêtre avant le décompte officiel des temps de parole politique prévu dans le cadre des élections régionales.
Au menu de cette longue soirée politique, la rédaction de France 2 avait prévu pas moins de cinq débats dont un sixième pour lequel Marine Le Pen était prête à donner son accord à condition de supprimerles échanges prévus initialement avec le ministre socialiste de l'Agriculture Stéphane Le Foll et Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI. La présidente du FN s'est dite prête, par ailleurs, à participer à tous les débats souhaités par France 2 mais pas jeudi soir. Motif de ses réserves? Elle estime que cinq débats successifs était une dose suffisante et surtout, elle aurait apprécié que la chaîne lui en soumette l'idée par «courtoisie» avant de prendre contact avec Pierre de Saintignon et Xavier Bertrand pour décider l'organisation de ce sixième débat. Face à la polémique qui n'a cessé d'enfler au fil des heures, France 2 avait décidé mercredi d'inviter ses deux adversaires PS et LR dans la région du Nord-Pas-de-Calais-Picardie où Marine Le Pen est candidate. Soit quarante minutes de débat supplémentaires.
En colère, Marine Le Pen s'estime traitée comme «aucun autre» leader politique. Elle a également confié à ses interlocuteurs de France 2 qu'elle était «effondrée par leur servilité à l'égard de l'UMP et du PS». Au passage, elle critique vivement Nicolas Sarkozy: «Qu'un ancien président de la République s'abaisse à aller réclamer que l'on interdise de parole la responsable du premier parti de France, cela en dit long sur lui».Le président des Républicains a appelé le premier secrétaire du Parti socialiste pour lui dire qu'il «partageait son analyse» et qu'il y avait «une violation manifeste des règles républicaines en matière de temps de parole». Jean-Christophe Cambadélis avait proposé à son homologue de saisir de concert le CSA pour protester contre l'invitation de Marine Le Pen.
Ferme sur ses positions, l'eurodéputée frontiste confiait, dix heures avant l'émission: «Soit ils organisent un débat un autre jour avec grand plaisir, soit ils maintiennent l'organisation grand guignolesque du dernier moment et ils les mettent à la place de Lagarde et Le Foll.»
source:msn.com
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