Le docteur Jean-Pierre Diallo, gestionnaire d’incident diphtérie au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, a annoncé que "les enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés sont les principales victimes de l’épidémie de diphtérie" qui touche actuellement 12 des 14 régions du Sénégal. Les enfants d’âge scolaire sont de plus en plus concernés. Il a souligné que les plus vulnérables restent les enfants « zéro dose » et ceux dont la vaccination est incomplète.
À Kédougou, région la plus touchée avec 33 cas, le premier signal d’alerte avait été une série de décès d’enfants de moins de cinq ans à l’hôpital régional. Cette situation s’explique notamment par des insuffisances dans la couverture vaccinale. Même si la moyenne nationale atteint 80 %, contre un objectif de plus de 90 %, elle masque des zones où certains enfants restent non vaccinés ou le sont partiellement, selon le spécialiste qui s'est confié à l'Aps. A l'en croire, ces poches de vulnérabilité sont particulièrement présentes dans les zones rurales et frontalières, où la circulation de la bactérie est favorisée. Le docteur Diallo a souligné également que le contexte régional joue un rôle, où plusieurs pays voisins étant eux aussi confrontés à la diphtérie.
La maladie pourrait par ailleurs circuler depuis plus longtemps qu’il n’y paraît. « Il faut aussi reconnaître qu’elle circulait à bas bruit », a expliqué le gestionnaire d’incident, précisant qu’une revue rétrospective avait identifié 11 cas suspects, tous décédés, entre août 2024 et juillet 2026. L’identification des enfants « zéro dose » et sous-vaccinés reste toutefois difficile, notamment dans les zones enclavées. La situation met ainsi en évidence l’importance du renforcement de la vaccination pour mieux protéger les enfants les plus exposés.
À Kédougou, région la plus touchée avec 33 cas, le premier signal d’alerte avait été une série de décès d’enfants de moins de cinq ans à l’hôpital régional. Cette situation s’explique notamment par des insuffisances dans la couverture vaccinale. Même si la moyenne nationale atteint 80 %, contre un objectif de plus de 90 %, elle masque des zones où certains enfants restent non vaccinés ou le sont partiellement, selon le spécialiste qui s'est confié à l'Aps. A l'en croire, ces poches de vulnérabilité sont particulièrement présentes dans les zones rurales et frontalières, où la circulation de la bactérie est favorisée. Le docteur Diallo a souligné également que le contexte régional joue un rôle, où plusieurs pays voisins étant eux aussi confrontés à la diphtérie.
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