Paris, Londres, Washington et Moscou sont d’accord sur un point : la Syrie doit démanteler son arsenal chimique. Le problème, ce sont les moyens d’y parvenir. Première divergence : les sanctions. Les Occidentaux veulent des conséquences claires si la Syrie ne coopère pas.
La Russie ne veut pas envisager de sanctions pour l’instant. Moscou propose que ce point fasse l’objet d’une deuxième résolution, si besoin, plus tard. En fait la Russie ne veut pas d’un engrenage qui pourrait conduire à l’usage de la force si la Syrie est récalcitrante.
Deuxième divergence : la Cour pénale internationale. La France a proposé que la CPI soit saisie des crimes de guerre en Syrie, à commencer par l’attaque chimique du 21 août dans les faubourgs de Damas. Cette référence sera sans doute abandonnée. Non seulement la Russie n’en veut pas, mais les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n’y accordent pas une grande importance.
La résolution finale ne sera probablement pas aussi «forte et contraignante» que les Occidentaux l’ont annoncé.
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