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Donald Trump veut que l’Etat enquête pour savoir « qui était l’auteur de la tribune » anonyme

Le président américain pense que le ministère de la Justice devrait rechercher le fonctionnaire qui a publié dans le « New York Times » cette tribune le dénigrant.



« Je crois vraiment que c’est une question de sécurité nationale. » Deux jours après la publication d’une tribune anonyme explosive, dénonçant « l’amoralité du président » américain, Donald Trump a exhorté, vendredi 7 septembre, son ministre de la justice, Jeff Sessions, à enquêter sur le texte publié par le New York Times.

« Je dirais que Jeff [Sessions] devrait enquêter » pour découvrir « qui était l’auteur de cette tribune », a dit
le président républicain lors d’une interview accordée à bord de l’avion présidentiel Air Force One.

Un président « instable »

Mercredi, le quotidien new-yorkais a choisi de publier dans ses pages opinion une tribune intitulée : « Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump » [voir ici traduite en français]. L’auteur de cette tribune se présente comme un haut responsable, membre de « la résistance de l’intérieur » de l’administration et raconte, sous couvert d’anonymat, comment lui et d’autres s’efforçaient de lutter contre les « pires penchants » d’un président « instable », « dépourvu de moralité », qui n’a « aucune amarre » idéologique et dirige de manière « imprévisible » :

"La racine du problème, c’est l’amoralité du président. Quiconque travaille avec lui se rend rapidement compte que ses décisions ne se fondent sur aucun principe fondamental discernable auquel il serait attaché. […]

Devant l’instabilité que beaucoup ont pu constater, au sein du gouvernement, il a été envisager d’invoquer le 25e amendement, qui déclencherait un processus complexe visant à démettre le président [cet article prévoit que le président peut être relevé de ses fonctions si le vice-président et une majorité du cabinet estiment qu’il n’est plus en capacité physique ou mentale, de façon temporaire ou permanente, d’exercer le pouvoir]. Mais personne ne souhaite précipiter une crise constitutionnelle.
Aussi ferons-nous tout notre possible pour orienter cette administration dans la bonne direction jusqu’à ce que – d’une façon ou d’un autre – cela se termine".

«Lâche»

Depuis la publication de ce texte, le 45e président des Etats-Unis ne décolère pas. Il a appelé le New York Times, qu’il qualifie souvent de colporteur de « fake news », à révéler le nom du « lâche ».
Les relations entre Donald Trump et son ministre de la justice sont tendues, le président s’en prenant ouvertement et régulièrement à Jeff Sessions, à qui il reproche notamment de s’être récusé dans l’enquête russe sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et Moscou.

lemonde.fr

Vendredi 7 Septembre 2018 - 21:46



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