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Emeutes du mois de mars: Sidiki Kaba dédouane le gouvernement, charge Sonko et Amnesty international

Le ministre des Forces Armées, Me Sidiki Kaba a présenté ce jeudi un mémorandum pour exposer le bilan des émeutes qui ont secoué le pays entre fin février et début mars dans l’affaire Sonko-Adji Sarr. Et le ministre en a profité de la rencontre du « gouvernement face à la presse » pour dédouaner l’Etat du Sénégal de ce qui s’est passé. Tout en accusant l’opposition et la société civile qui, selon Me Sdiki Kaba a publié "précipitamment un rapport" pour dire qu’il y a 13 morts et 593 blessés.



Apparemment la Covid_19 a bon dos. D’après le ministre des Forces Armées, les évènements meurtriers survenus lors de l’arrestation Ousmane Sonko, député accusé de "viols" par Adji Sarr n’est rien d’autre que «  l’absence des libertés lié au coronavirus, à la perte d’emplois et  à la situation de mal vivre d’une certaine jeunesse. »

« Ce qu’il faut retenir de la part de vérité du gouvernement sur ces événements (...) nous avons entendu beaucoup de narrations et des récits qui laissent entendre que la responsabilité de tous les faits, les morts, les blessés et les pillages sont de la responsabilité du gouvernement du Sénégal. Nous sommes dans un contexte de  pandémie qui a eu des effets retentissants dans le monde », a déclaré le ministre des Forces Armées

Avant de poursuivre: « Et le Sénégal est confronté à cette crise qui est mondiale. Et il y avait quatre énormes défis à relever :  sanitaire, alimentaire, économique et sécuritaire. Et le Président a eu à trouver le bon équilibre. 1000 milliards dégagés pour soutenir l’économie, les sociétés et les couches vulnérables. Un acte humanitaire qui a touché des millions d’habitants. C’est ce contexte qui a poussé le gouvernement à déclarer l’état d’urgence, le couvre-feu et un certain nombre de restrictions pendant un mois. C’est là que nous avons vu un fait alors survenu et qui a bouleversé un mois qui paraissait calme et qui va en quelque jours prendre la tournure violente que l’on a considéré comme inédit. »

Sidiki met tout sur le dos de Sonko et son « appel à la résistance »
À en croire le ministre, ce qu’il faut retenir "est que le prétexte de la Covi_19 avec cette situation où il y a un mal vivre, des impatiences et de frustrations, un fait est venu, comme une sorte d’ouragan, bouleverser un début de mois paisible au Sénégal. J’ajoute la plainte d’une sénégalaise du nom de Adji Sarr contre un député du nom de Ousmane Sonko. Et cela a eu la secousse que nous savons parce que le mis en cause a parlé de complot politique et en même temps dit qu’il n’ira pas répondre à la justice. »

Poursuivant, Me Sidiki Kaba accuse l'opposant Ousmane Sonko d'être la seul responsable avec son appel à la résistance. « L’appel, comme il (Sonko) l’a fait à la résistance a eu un écho dans les circonstances et dans les conditions que nous connaissons. Et cela a pu mettre dans la rue un certain nombre de manifestants. Donc ce qu’il faut savoir est que cette affaire cache une autre. Et c’est une plainte qui oppose deux Sénégalais d’égale dignité qui iront devant la justice s’expliquer et celle-ci rendra son verdict en tenant compte des preuves », a t-il fait savoir. 
 
C’est le moment également pour Me Sidiki Kaba de revenir selon lui , « sur l’interprétation qui a été faite par la société civile et aussi par bien d’autres. Ce que je retiens est qu’on a voulu faire endosser l’entière responsabilité au gouvernement de ces faits. Or il y a terreau fertile qui était lié à l’absence des libertés, à la perte d’emplois à la situation de mal vivre d’une certaine jeunesse et qui a pu ainsi exploser ».

Le ministre d'indiquer : « Trois accusations ont été portées contre l’Etat du Sénégal. La première, il est dit que c’est un gouvernement illégitime qui est sur place  et que le Président Macky Sall a un mandat qui n’est pas légitime. C’est propos sont excessifs. En démocratie, on ne s’autoproclame pas légitime, c’est l’onction du suffrage universelle qui confrère la légitimité. Parce que c’est le peuple souverain qui valide et invalide le mandat de ses dirigeants »
« N’eut été leur sang-froid on assisterait à un bain de sang »
« L’autre critique qui a été formulée est qu’il y a un rapport précipitamment produit. Une organisation internationale avec une organisation nationale (Amnesty international)  ensemble se précipite pour dire 13 morts et 593 blessés à la suite des violences policières. Voilà l’excès. On dit que c'est les violences policières qui sont à l’origine alors que nous avons vu des policiers reculés. N’eut été leur sang-froid on assisterait à un bain de sang », affirme Me Sidiki Kaba.

« Il n’y a jamais eu de torture au Sénégal »
« L'on a également parlé de torture alors que jamais cela n’a eu au Sénégal. Parce que la loi dit,  dés que vous interpellez quelqu’un, son avocat doit être à ses côtés. Donc là, il ne peut pas y avoir de torture. La loi précise dès l’instant que vous êtes en garde à vue vous avez la possibilité immédiatement de requérir un médecin qui sera obligé de constater si vous avez des blessures. Pour dires que ces affirmations sont excessives », défend le ministre.


Pour ce qui s’agit de l’état des libertés au Sénégal, Me Kaba déclare que « pour ce qui concerne les manifestations, les chiffres du ministre de l’Intérieur indiquent que moins 4% des demandes sont rejetés. Cela atteste que la liberté de marcher est respectée. Un Sénégal n’est pas un enfer des droits de l’homme »
« Il n’y a rien eu de grave qui mérite qu’on saisisse la Cour pénale »
« Il a était dit que les faits sont d'une gravité extrême, que l’Etat du Sénégal et son gouvernement seront attraits devant la Cour pénale internationale. Cela m’amène à faire une remarque: la CPI est une juridiction indépendante. Une juridiction internationale on ne la saisit pas directement. La CPI n’attrait pas un État, mais des individus qui sont impliqués dans des crimes massifs, crimes de guerre, de l’humanité et de génocide. Avons-nous vu alors des faits qui sont aussi graves et qui froissent la conscience de l’humanité. Rien de cela n’a eu lieu », minimise le ministre Sidiki Kaba.
 
 
 
 
 
 


Fana CiSSE

Jeudi 8 Avril 2021 - 15:04


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