Au milieu de ses cinq hectares de cacaoyers, Abou Ouattara joue de la machette pour laisser respirer ses plantations. Avec son frère Abdoulaye, ils ont hérité de cette parcelle. Il y a une vingtaine d’années, leur père avait décidé d’utiliser les déchets de la décharge voisine pour fertiliser les sols. Cette terre fatiguée par la monoculture est repartie et produit désormais 1,2 tonne par an et par hectare, soit le double des productions habituelles.
« À ce moment, les gens se moquaient de lui. Mais voyez comment c’est : c’est résistant, ça nous rapporte bien. On ne met pas de produits chimiques. On sait que c’est du consommable. On sait que si on met des produits chimiques, ça faire du mal à ceux qui vont consommer. »
Et dans la parcelle voisine, Abdoulaye Dialla, lui, reconnaît utiliser des produits chimiques pour protéger la fleur du cacaoyer. Mais en parallèle, il utilise de la fiente de poulet pour nourrir ses sols et réduire le taux de mortalité de ses arbres.
« Ça protège et ça accélère la croissance. Au bout de dix-huit mois ou deux ans, on observe les fleurs qui sortent en même temps. »
Pour François Ruf, économiste au centre de recherche Cirad, l’utilisation de déchets organiques pourrait en plus créer de l’activité économique et locale. L'idée est, explique-t-il, « de réfléchir avec les autorités ou avec le privé de mettre en place des filières de tri et d’amener la matière organique vers les sols qui en ont besoin. »
Des pratiques encore marginales chez le premier producteur mondial de cacao, mais qui pourraient donner des idées pour l’avenir.
« À ce moment, les gens se moquaient de lui. Mais voyez comment c’est : c’est résistant, ça nous rapporte bien. On ne met pas de produits chimiques. On sait que c’est du consommable. On sait que si on met des produits chimiques, ça faire du mal à ceux qui vont consommer. »
Et dans la parcelle voisine, Abdoulaye Dialla, lui, reconnaît utiliser des produits chimiques pour protéger la fleur du cacaoyer. Mais en parallèle, il utilise de la fiente de poulet pour nourrir ses sols et réduire le taux de mortalité de ses arbres.
« Ça protège et ça accélère la croissance. Au bout de dix-huit mois ou deux ans, on observe les fleurs qui sortent en même temps. »
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