La justice congolaise compte enquêter sur les dix nouvelles fosses communes signalées dans la province du Kasaï, au sud-est de la RDC. Le procureur général de la République de Kinshasa en a fait l'annonce le 26 juin.
A Tshikapa, le chef-lieu de la province, les ONG craignent que la justice congolaise ne soit pas assez indépendante pour mener cette enquête. Directeur du réseau local d'associations de protection des droits de l'homme, Alain Kasahama avait signalé l'existence de ces fosses dans un rapport publié en avril dernier. Il plaidait alors plutôt pour l'ouverture d'une enquête internationale.
« Nous sommes déçus qu’il n’y ait pas une enquête internationale diligentée sur les massacres dans le Kasaï, parce que nous l’avions exigé, réagit-il. Une milice armée s’attaque aux locuteurs de la langue luba. Et d’un coup, on donne l’enquête à la justice congolaise. Cette justice n’a jamais reconnu qu'une milice existait. Pourtant, cette milice opère à ciel ouvert ».
« Ingérences politiques »
« Nous comprenons qu’il peut y avoir des problèmes dans l’orientation de cette enquête, poursuit-il. Voilà pourquoi nous sommes déçus. On attendait qu’il y ait une enquête internationale indépendante pour établir la responsabilité de chacun dans les massacres au Kasaï ».
L'organisation de défense des droits de l'homme « La voix des sans voix » se dit quant à elle choquée par la découverte de ces nouvelles fosses communes. Elle fait par ailleurs part de ses doutes quant à une enquête indépendante menée par la seule justice congolaise.
Elle appelle dans un communiqué à « s'affranchir des chaînes, des interférences et autres ingérences des politiques et autres personnalités occupant de hauts rangs en République démocratique du Congo ».
A Tshikapa, le chef-lieu de la province, les ONG craignent que la justice congolaise ne soit pas assez indépendante pour mener cette enquête. Directeur du réseau local d'associations de protection des droits de l'homme, Alain Kasahama avait signalé l'existence de ces fosses dans un rapport publié en avril dernier. Il plaidait alors plutôt pour l'ouverture d'une enquête internationale.
« Nous sommes déçus qu’il n’y ait pas une enquête internationale diligentée sur les massacres dans le Kasaï, parce que nous l’avions exigé, réagit-il. Une milice armée s’attaque aux locuteurs de la langue luba. Et d’un coup, on donne l’enquête à la justice congolaise. Cette justice n’a jamais reconnu qu'une milice existait. Pourtant, cette milice opère à ciel ouvert ».
« Ingérences politiques »
« Nous comprenons qu’il peut y avoir des problèmes dans l’orientation de cette enquête, poursuit-il. Voilà pourquoi nous sommes déçus. On attendait qu’il y ait une enquête internationale indépendante pour établir la responsabilité de chacun dans les massacres au Kasaï ».
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