C’est n’est pas une bataille pour l’eau à laquelle nous assistons. Il semble que ce n’est qu’un prétexte cette fois-ci. Même si effectivement, les forces tadjikes ont voulu s’emparer du point de distribution d’eau de Golovnoï, dans le village de Kok-Tach, côté kirghize.
Cela c’était il y a une dizaine de jours. Très vite les populations des deux côtés de la frontière en sont venues à se jeter des pierres avant, dès jeudi, que les Tadjiks ne déploient des armes lourdes et que s’ensuivent des tirs nourris entre les armées et gardes-frontières des deux côtés.
Il semble que les raisons de ces incidents graves sont politiques, suite à des déclarations plutôt provocantes de Kamchibek Tachiev, le chef des services de sécurité kirghizes, proche du nouveau président Sadyr Japarov. Mais qu’il a récemment critiqué pour avoir offert de chercher des compromis au sujet des très problématiques frontières de la région, en l’occurrence avec l’Ouzbékistan. Finalement, ce samedi, un protocole de cessez-le-feu a été signé. Mais cela reste un calme précaire.
1 000 km de frontière commune
Les racines de ces tensions sont anciennes. Les frontières de la très peuplée vallée du Ferghana sont de la véritable dentelle. Il y a par exemple huit enclaves, où un pays de la région voit un de ses villages ou districts complètement enchâssé dans le territoire du pays voisin.
Cela crée des problèmes d’accès à l’eau, de pâturage des animaux, de droits de douane… Le tout sur fond d’une mosaïque ethnique complexe, où la violence a souvent explosé dans le passé récent.
Les incidents frontaliers sont légion depuis la chute de l’URSS, en 1991. Entre le Kirghizistan et le Tadjikistan, il y a environ 1 000 km de frontières communes, dont plus de la moitié n’ont pas fait l’objet d’accords inter-gouvernementaux. C’est aussi une zone qui est sur les routes du trafic de drogue, de l’héroïne produite dans l’Afghanistan voisin.
On ne peut pas écarter un risque de conflit armé. Ce qui a surpris, c’est le déploiement de moyens militaires de la part du Tadjikistan, avec des véhicules blindés, que l’on a vu tirer. C’est aussi le fait que dans un mouvement manifestement planifié, des maisons d’habitants de ces villages frontaliers kirghizes ont été incendiées ou détruites.
Cela c’était il y a une dizaine de jours. Très vite les populations des deux côtés de la frontière en sont venues à se jeter des pierres avant, dès jeudi, que les Tadjiks ne déploient des armes lourdes et que s’ensuivent des tirs nourris entre les armées et gardes-frontières des deux côtés.
Il semble que les raisons de ces incidents graves sont politiques, suite à des déclarations plutôt provocantes de Kamchibek Tachiev, le chef des services de sécurité kirghizes, proche du nouveau président Sadyr Japarov. Mais qu’il a récemment critiqué pour avoir offert de chercher des compromis au sujet des très problématiques frontières de la région, en l’occurrence avec l’Ouzbékistan. Finalement, ce samedi, un protocole de cessez-le-feu a été signé. Mais cela reste un calme précaire.
1 000 km de frontière commune
Les racines de ces tensions sont anciennes. Les frontières de la très peuplée vallée du Ferghana sont de la véritable dentelle. Il y a par exemple huit enclaves, où un pays de la région voit un de ses villages ou districts complètement enchâssé dans le territoire du pays voisin.
Cela crée des problèmes d’accès à l’eau, de pâturage des animaux, de droits de douane… Le tout sur fond d’une mosaïque ethnique complexe, où la violence a souvent explosé dans le passé récent.
Les incidents frontaliers sont légion depuis la chute de l’URSS, en 1991. Entre le Kirghizistan et le Tadjikistan, il y a environ 1 000 km de frontières communes, dont plus de la moitié n’ont pas fait l’objet d’accords inter-gouvernementaux. C’est aussi une zone qui est sur les routes du trafic de drogue, de l’héroïne produite dans l’Afghanistan voisin.
On ne peut pas écarter un risque de conflit armé. Ce qui a surpris, c’est le déploiement de moyens militaires de la part du Tadjikistan, avec des véhicules blindés, que l’on a vu tirer. C’est aussi le fait que dans un mouvement manifestement planifié, des maisons d’habitants de ces villages frontaliers kirghizes ont été incendiées ou détruites.
Autres articles
-
Quatre questions sur le «Conseil de la paix», alternative trumpienne à l'ONU
-
À Las Anod, le président somalien réaffirme l’unité nationale, soutenu par ses alliés régionaux
-
Sept (7) cas de rougeole confirmés à Saraya : une riposte sanitaire déclenchée
-
Venezuela : des journalistes et opposants politiques libérés
-
Du sport au crime : le « Simol », le nouveau type d'agression qui sème la terreur à Dakar





Quatre questions sur le «Conseil de la paix», alternative trumpienne à l'ONU


