Sur les quelques images existantes de lui, Abune Antonios apparaissait toujours souriant : un petit homme à la barbe blanche, en soutane et portant le bonnet, manifestement chétif aussi, quoique le régime érythréen le considérait comme un danger. Ce fils de prêtre, élevé dans un monastère, est ordonné patriarche d'Érythrée en 2004. Et c'est alors que sa confrontation avec le régime commence.
L'Érythrée est en plein tournant dictatorial. Les grandes rafles de septembre 2001 venaient de réduire toute opposition au président Issayas Afeworki au silence. Abune Antonios fait l'objet de mesures de vexations et de surveillance répétées. Mais sa résistance aux diktats du gouvernement devient plus ferme : il refuse ainsi d'excommunier 3 000 fidèles désignés par le pouvoir et demande publiquement la libération des prisonniers de conscience.
En 2006, il est donc assigné à résidence et brutalement destitué au profit d'un patriarche aux ordres du gouvernement. Un an plus tard, ses insignes pontificaux sont confisqués lors d'une descente de police et Abune Antonios disparaît.
Jusqu'en 2017, où des images de lui sont diffusées. Affaibli, toujours vêtu de son habit sacerdotal et veillé par un neveu dans les quartiers des domestiques d'une maison recluse d'Asmara, il n'était autorisé à parler à personne.
L'Érythrée est en plein tournant dictatorial. Les grandes rafles de septembre 2001 venaient de réduire toute opposition au président Issayas Afeworki au silence. Abune Antonios fait l'objet de mesures de vexations et de surveillance répétées. Mais sa résistance aux diktats du gouvernement devient plus ferme : il refuse ainsi d'excommunier 3 000 fidèles désignés par le pouvoir et demande publiquement la libération des prisonniers de conscience.
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