Ambiance festive entre la fontaine de Cibeles et la Puerta del Sol, sur fond de colère : pourquoi, disent ces milliers d'Espagnols, faut-il donc accepter qu'aussitôt aprèsl'abdication de Juan Carlos, la continuité de la monarchie soit automatique ?
On peut d'ailleurs lire de nombreux slogans exigeant une consultation populaire pour qu'on sache le régime politique préféré par la majorité. Pepa, préretraitée, y est favorable : « Moi, je veux un referendum. Et s'il en ressort que les Bourbon restent, qu'ils restent. Dans le cas contraire, qu'ils partent ailleurs, à Estoril ».
Estoril, au Portugal, c'était l'endroit où vivait Don Juan, le père de Juan Carlos, qui n'avait jamais régné. Pepa fait partie de ces centaines de milliers d'Espagnols qui estiment que la monarchie a été imposée et que, pour citer un autre slogan, « les Bourbon doivent se soumettre aux élections ».
Car c'est un problème de légitimité qui est ici en cause. C'est l'avis de Manuel, instituteur : «Moi, je suis républicain depuis toujours. Et je n'oublie pas que le roi Juan Carlos avait été choisi par Franco, un dictateur fasciste ».
Aujourd'hui, l'Espagne est en pleine démocratie, et ces manifestants voudraient donc bien que la monarchie s'estompe au profit de la république, interrompue en 1936. Reste que, et tout le monde en est conscient, rien ne devrait empêcher le prochain couronnement du prince héritier Felipe.
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