C’est la première fois que des journalistes se rendent à Kishishe de manière indépendante depuis les événements de novembre dernier. L’équipe de l’AFP dit être arrivée sur place le 5 avril, soit trois jours après le départ des éléments du M23. Les témoignages rapportés recoupent les informations qui remontent du terrain ces derniers jours qui confirme l’hypothèse d’un massacre commis dans ce regroupement de villages d’un millier d’habitants. Depuis le retrait des rebelles, les forces de la communauté est-africaine sont attendues sur place, mais en attendant, « il n’y a plus d’autorités militaire, confie une source locale. Certains chefs coutumiers sont rentrés et c’est eux qui gèrent les affaires courantes. »
Porte-à-porte
Le 29 novembre, les rebelles, entrés dans la cité, ont fait du porte-à-porte. « Ils ont commencé à tuer dans tous les sens », décrit à l’AFP un habitant qui évoque aussi une tuerie dans l’église adventiste ou s’était réfugié une partie de la population. Sur le nombre de victimes, les bilans divergent. Il faudra attendre les résultats des enquêtes demandées par les autorités locales.
« Ossements »
« Dans la zone de Kishishe, on retrouve actuellement beaucoup d’ossements, explique Isaac Kibira, un responsable de l’administration. On a alors fait passer le message aux populations pour qu’elles ne touchent rien. Il faut garder les preuves pour ces enquêtes ». Il ajoute comme d’autres habitants de la zone vouloir comprendre ce qu’il s’est véritablement passé à Kishishe : « Ailleurs, le M23 n’a pas commis les mêmes massacres. Pourquoi ici ? Pourquoi cet ordre a été donné ? Les responsables du M23 connaissent l’identité des auteurs. Ils doivent être jugés », estime Isaac Kibira.
(Avec AFP)
Porte-à-porte
Le 29 novembre, les rebelles, entrés dans la cité, ont fait du porte-à-porte. « Ils ont commencé à tuer dans tous les sens », décrit à l’AFP un habitant qui évoque aussi une tuerie dans l’église adventiste ou s’était réfugié une partie de la population. Sur le nombre de victimes, les bilans divergent. Il faudra attendre les résultats des enquêtes demandées par les autorités locales.
« Ossements »
« Dans la zone de Kishishe, on retrouve actuellement beaucoup d’ossements, explique Isaac Kibira, un responsable de l’administration. On a alors fait passer le message aux populations pour qu’elles ne touchent rien. Il faut garder les preuves pour ces enquêtes ». Il ajoute comme d’autres habitants de la zone vouloir comprendre ce qu’il s’est véritablement passé à Kishishe : « Ailleurs, le M23 n’a pas commis les mêmes massacres. Pourquoi ici ? Pourquoi cet ordre a été donné ? Les responsables du M23 connaissent l’identité des auteurs. Ils doivent être jugés », estime Isaac Kibira.
(Avec AFP)
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