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État de droit et minorités: un colloque à Dakar dénonce la marginalisation de la minorité parlementaire au Sénégal



Un colloque sur l’Etat de droit et minorités en Afrique s’est tenu ce jeudi 08 juillet à Dakar. Organisé par l’Association sénégalaise de droit constitutionnel en collaboration avec le Programme pour la promotion de l’Etat de droit en Afrique subsaharienne de la Fondation Konrad Adenauer, ce colloque a pour objectif de contribuer à produire des réflexions scientifiques sur la thématique Etat de droit et minorités en Afrique.

Malgré les efforts consentis au Sénégal dans le domaine, Il existe encore des minorités qui se sentent marginaliser. C’est le cas de la minorité parlementaire qui se sent marginaliser, écarter et même violenter par la majorité parlementaire. Une problématique qui sera traitée lors de ce colloque qui va s'étendre jusqu'à demain vendredi.

Ledit colloque sera également un prétexte pour revisiter la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples, la composition ethnique dans les sociétés negro africaines, les communautés, les peuples et les différents groupes qui existent en Afrique.

Sidy Alpha Ndiaye, agrégé de Droit Public, vice-doyen de la FSJP de l’UCAD affirme que la prise en compte et la protection des minorités est une condition de l’Etat de droit. De ce point de vue juridique, pense-t-il, les minorités sont protégées, non seulement au Sénégal, mais un peu partout en Afrique. Pour lui, « la situation des minorités au Sénégal est une situation très ancienne. Lorsqu’on parle de minorité, on pense à la revendication des territoires, on pense à la rébellion en Casamance, on pense également à certaines autres minorités qualifiées comme telle en raison du particularisme et de leur appartenance à un groupe ».

Au Sénégal, l’Etat a consenti des efforts tant sur le plan juridique que sur le plan social afin que la protection des minorités ne soit plus un problème. Sur le plan juridique, par exemple, le Sénégal a ratifié au plan international des textes qui gèrent la question des droits des minorités et veille à ce que leur application soit effective. Au plan religieux, l’Etat s’implique dans le déroulement de plusieurs activités religieuses et promeut le dialogue inter-religieux qui renforce considérablement la cohésion nationale.
Sur le plan social, le cousinage à plaisanterie et le dialogue islamo chrétien constitue un atout essentiel pour une cohabitation harmonieuse entre les différentes ethnies et les religions au Sénégal. 

La représentante de la Fondation Konrad Adenauer (KAS) à la rencontre de ce jeudi affirme qu’on «  sent un dynamisme, une volonté de parler de l’Etat de Droit au Sénégal, ce qui va permettre de remuer un peu les esprits ». Selon elle, ce genre de colloque va permettre de renforcer et de développer l’Etat de droit sur l’ensemble du continent africain.


 

Félicité MONOYO NDOB (Stagiaire)

Jeudi 8 Juillet 2021 - 16:48


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