Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

Finances publiques, crise sociale, insécurité : Al Aminou Lo dresse l’état des lieux et dévoile sa feuille de route



Nommé Premier ministre du Sénégal ce lundi 25 mai, Ahmadou Al Amine Lo a décliné sa feuille de route. Il considère cette nouvelle charge comme un « sacerdoce », un viatique puisé à deux sources : son éducation familiale et la devise « Savoir pour mieux servir » du Prytanée militaire de Saint-Louis, d'une part, et sa longue carrière à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), de novembre 1985 à mars 2024, d'autre part.

Après avoir occupé successivement les fonctions de ministre secrétaire général du gouvernement, puis de ministre d'État auprès du président de la République chargé du suivi, du pilotage et de l'évaluation de l'Agenda Sénégal 2050, le chef du gouvernement a salué le travail fructueux accompli.
" Je démarrerai ma mission sur une bonne base"

Selon lui, ce travail a permis de doter « notre pays d'un Agenda national de transformation, d'un masterplan, d'un programme de redressement économique et social, et d'une stratégie nationale de développement quinquennale, sous l'impulsion du président de la République et la coordination du Premier ministre sortant, M. Ousmane Sonko ».

« Je démarrerai ma mission sur une bonne base, à savoir les réalisations du gouvernement sous les orientations du président de la République, notamment dans la déclinaison et la mise en œuvre de la vision Sénégal 2050, la reddition des comptes et divers autres domaines maintes fois rappelés en Conseil des ministres et lors des interventions solennelles du président de la République », a assuré l'ancien secrétaire général du gouvernement.

Pour M. Lo, en ces « moments cruciaux de la vie de la nation, nous devons tous être conscients du contexte d'urgence dans lequel se trouve notre pays ». Il a énuméré plusieurs défis : la situation des finances publiques et ses impacts sur l'économie, les effets immédiats de la crise du Moyen-Orient sur les prix des produits énergétiques et, de manière différée mais manifeste, sur de nombreux autres produits, ainsi que les tensions récurrentes sur le front social dont la source est assurément cette situation financière difficile et enfin l'environnement sécuritaire sous-régional délétère.

Le nouveau Premier ministre a rappelé que toutes les « orientations de politique publique obéissent à une seule référentielle : l'Agenda Sénégal 2050, dont la vision est un Sénégal souverain, juste et prospère, ancré dans des valeurs fortes ». Selon lui, la mise en œuvre de cet agenda s'appuie sur un nouveau paradigme : « l'exigence d'avoir un impact au travers des axes prioritaires suivants : premièrement, résoudre les difficultés des Sénégalais ; deuxièmement, la justice sous toutes ses composantes sociale, territoriale et de gouvernance ; et enfin, la souveraineté économique, géostratégique et culturelle ».

Pour l'économiste, le Sénégal est à un tournant. Cela appelle, a-t-il dit, une mobilisation nationale autour de cet agenda. « Sénégalais d'ici et d'ailleurs, jeunes, femmes, ruraux, citadins, sociétés civiles, autorités religieuses et coutumières. Tout ceci se fera avec l'exigence de maintenir notre engagement africain et notre label de référence en Afrique en matière de cohésion nationale et de défense de la démocratie », a-t-il exhorté.

Moussa Ndongo

Lundi 25 Mai 2026 - 22:56


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter