Poursuivie par la Haute cour de justice pour des faits présumés de détournement de fonds Force Covid-19, l’ancienne ministre de la Femme, Ndèye Saly Dieng, a bénéficié d’un «non-lieu total», dans la soirée du mardi 03 mars. Dans la foulée, elle a appelé à «engager une réflexion sérieuse sur l’avenir» de la Haute cour, estimant que le fait qu’elle soit constituée en majorité de parlementaires du parti au pouvoir pose un problème sur «l’équilibre et la perception d’impartialité» du dispositif judiciaire, dans un entretien accordé à L’Observateur.
«Dans le cadre de la Haute cour de justice, l’accusation est portée par les députés, qui appartiennent à la majorité parlementaire. Cette situation interroge nécessairement sur l’équilibre et la perception d’impartialité du dispositif. Je pense qu’il est temps d’engager une réflexion sérieuse sur l’avenir de cette juridiction voire sa suppression ou, à tout le moins, sa réforme profonde», a dit l’ancienne ministre.
En poursuivant son plaidoyer, elle a estimé que la Haute cour de justice, qui «devait constituer un privilège de juridiction apparait, dans les faits, moins protecteur que les juridictions de droit commun». Elle a néanmoins précisé qu’elle ne sort pas «affaiblie» de la procédure, mais plutôt «renforcée» dans ses convictions qu’il y a des «magistrats dignes, compétents et bien formés» au Sénégal.
Inculpée en mai 2025 pour sa prétendue implication dans des détournements estimés à 52 millions FCFA, Ndèye Dieng voit ses poursuites abandonnées après dix mois de contrôle judiciaire. «Au fond de moi, je savais qu’il ne pouvait en être autrement. J’ai toujours cru en mon innocence», a-t-elle assuré.
«Dans le cadre de la Haute cour de justice, l’accusation est portée par les députés, qui appartiennent à la majorité parlementaire. Cette situation interroge nécessairement sur l’équilibre et la perception d’impartialité du dispositif. Je pense qu’il est temps d’engager une réflexion sérieuse sur l’avenir de cette juridiction voire sa suppression ou, à tout le moins, sa réforme profonde», a dit l’ancienne ministre.
En poursuivant son plaidoyer, elle a estimé que la Haute cour de justice, qui «devait constituer un privilège de juridiction apparait, dans les faits, moins protecteur que les juridictions de droit commun». Elle a néanmoins précisé qu’elle ne sort pas «affaiblie» de la procédure, mais plutôt «renforcée» dans ses convictions qu’il y a des «magistrats dignes, compétents et bien formés» au Sénégal.
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