Poursuivi entre autres pour « corruption d'agents publics étrangers » et « complicité d'abus de confiance» dans le cadre des campagnes présidentielles de 2010 au Togo et en Guinée, l'industriel breton connu pour ses positions conservatrices comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris à la fin de l'année.
Les juges d'instruction ont suivi les réquisitions du Parquet national financier (PNF) de juin 2024 : au mois de décembre prochain, Vincent Bolloré sera jugé pour corruption dans l'affaire dite des « ports africains» devant le tribunal correctionnel de Paris.
Les faits reprochés au milliardaire breton remontent à 2010, pendant les scrutins présidentiels au Togo et en Guinée. Celui-ci devra répondre de son rôle dans les agissements de certaines filiales de son groupe qui auraient - entre autres - fourni des prestations pour les campagnes de Faure Gnassingbé et d'Alpha Condé à un prix sous-évalué.
En échange, le groupe Bolloré aurait par la suite obtenu l’exploitation de deux ports stratégiques, ceux de Lomé et de Conakry.
Une procédure vieille de plus de 12 ans
Ouverte en 2013 à la suite d'un signalement du ministère de l'Économie, l'enquête sur cette affaire avait conduit à la mise en examen de Vincent Bolloré et de deux hauts responsables de sa filiale Euro RSCG (devenue Havas) en 2018 pour « corruption d'agents publics étrangers », « complicité d'abus de confiance » et d'autres graves accusations.
En 2021, l'homme d'affaires avait reconnu les faits qui lui sont reprochés pour éviter un long procès pénal lors d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Il avait aussi accepté une peine de 375 000 euros d'amende. Mais le tribunal judiciaire de Paris, et notamment la juge Isabelle Prévost-Desprez, a refusé de valider l'accord, ouvrant la voie a un procès conventionnel. Depuis, les avocats de l'industriel breton ont multiplié les recours pour tenter de faire annuler la procédure, en vain.
Les juges d'instruction ont suivi les réquisitions du Parquet national financier (PNF) de juin 2024 : au mois de décembre prochain, Vincent Bolloré sera jugé pour corruption dans l'affaire dite des « ports africains» devant le tribunal correctionnel de Paris.
Les faits reprochés au milliardaire breton remontent à 2010, pendant les scrutins présidentiels au Togo et en Guinée. Celui-ci devra répondre de son rôle dans les agissements de certaines filiales de son groupe qui auraient - entre autres - fourni des prestations pour les campagnes de Faure Gnassingbé et d'Alpha Condé à un prix sous-évalué.
En échange, le groupe Bolloré aurait par la suite obtenu l’exploitation de deux ports stratégiques, ceux de Lomé et de Conakry.
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