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Cameroun: condamnation à mort d'un homme ayant tué un enfant de 6 ans en mai 2025



Au Cameroun, l’affaire avait suscité l’indignation en mai 2025. Ce 18 mars, Dagobert Wafo a été condamné à la « peine de mort par fusillade » par le tribunal de grande instance de Yaoundé, pour le meurtre du petit Mathis, âgé de 6 ans au moment des faits. La sentence est assortie de 500 millions de francs CFA de dommages et intérêts pour la partie civile et de 25 millions pour les dépens. Un verdict qui réjouit les avocats de la famille de la victime. À l’inverse, la défense dénonce un retour à une peine contraire aux engagements internationaux du pays.

Le ministère public avait requis la peine de mort dès la première audience, fin-2025. Une requête suivie par le juge qui a donc prononcé la peine capitale. Me Valery Barribuin, avocat de la famille Mathis, s’en réjouit : « Pour moi, la décision rendue aujourd'hui par le tribunal est une victoire pour la justice et pour la mémoire de la victime. Nous saluons le courage des juges qui ont reconnu la gravité des faits et la responsabilité du prévenu. »

« Nous allons exercer les voies de recours », prévient la défense

En mai 2025, après une altercation avec le père de l’enfant dans un bar du quartier Ngoa-Ekellé à Yaoundé, Dagobert Wafo s’en était pris avec un couteau au petit Mathis, à son domicile. Ses avocats qui avaient relevé des « insuffisances de procédure » au cours du procès se disent aujourd’hui surpris par un « verdict illégal ». « Le tribunal a condamné Monsieur Wafo à la peine de mort, une chose qui peut réjouir l'opinion publique, mais qui, au sens de la loi camerounaise, est illégale, lâche maître Ndam, avocat de l’accusé. Nous allons exercer les voies de recours qui sont les nôtres, parce que nous savons que cette décision des plus illégales va faire l'objet de revirement ou de cassation devant les juridictions supérieures ».

Le Cameroun a signé des conventions internationales en faveur de l'abolition de la peine de mort. Cependant, celle-ci est  toujours inscrite dans le code pénal de 2016, notamment pour les infractions liées au terrorisme. Mais aucune sentence n'a été exécutée depuis près de trente ans.

RFI

Jeudi 19 Mars 2026 - 12:45


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