Aux États-Unis, trois sénateurs républicains ont déposé un projet de loi visant à faire classer le Front Polisario parmi les mouvements terroristes. Une démarche qui fait réagir jusqu'en Algérie, soutien de ce mouvement qui lutte pour l'autodétermination du Sahara occidental.
Trois sénateurs américains ont déposé devant le Congrès, la semaine précédente, un projet de loi visant à considérer le Front Polisario, qui réclame l'autodétermination du Sahara occidental, comme mouvement terroriste pour ses relations présumées avec l'Iran.
Les trois dépositaires sont des sénateurs républicains : Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott. Ils accusent l'Iran de tenter « de transformer le Front Polisario en Houthis d’Afrique de l’Ouest ». Dans leur communiqué, ils expliquent que l'Iran voudrait utiliser le Polisario « pour saper la sécurité nationale des États-Unis et de ses alliés ».
Leur communiqué commun désigne le Front Polisario comme « organisation terroriste qui soutient ouvertement l’Iran ». Or, « les États-Unis ne négocient pas avec les terroristes », poursuivent-ils.
Une décision du ressort du secrétaire d'État
Toutefois, au titre du droit américain, les deux chambres du Congrès américain ne peuvent pas prendre la décision. Il revient au ministre des Affaires étrangères des États-Unis de faire aboutir cette démarche si le secrétaire d'État confirme que le Front Polisario coopère avec des groupes iraniens.
Des réunions ont récemment eu lieu à Washington et à Madrid en présence du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie. Washington cherche à imposer un accord rapide sur le Sahara occidental.
Le pouvoir algérien n'a pas réagi à cette démarche qui vise à mettre la pression sur le secrétaire d'État. L’ancien diplomate et ministre algérien Abdelaziz Rahebi a cependant écrit sur son réseau X qu’il s’agit là de pressions qui visent « à dépouiller le dossier du Sahara occidental de son caractère diplomatique » et « à présenter le Front Polisario comme une menace pour la sécurité régionale ». Ce qui conduit, selon lui, automatiquement à l’inclusion de l’Algérie comme « pays soutenant le terrorisme », Alger étant le principal soutien du Polisario.
Trois sénateurs américains ont déposé devant le Congrès, la semaine précédente, un projet de loi visant à considérer le Front Polisario, qui réclame l'autodétermination du Sahara occidental, comme mouvement terroriste pour ses relations présumées avec l'Iran.
Les trois dépositaires sont des sénateurs républicains : Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott. Ils accusent l'Iran de tenter « de transformer le Front Polisario en Houthis d’Afrique de l’Ouest ». Dans leur communiqué, ils expliquent que l'Iran voudrait utiliser le Polisario « pour saper la sécurité nationale des États-Unis et de ses alliés ».
Leur communiqué commun désigne le Front Polisario comme « organisation terroriste qui soutient ouvertement l’Iran ». Or, « les États-Unis ne négocient pas avec les terroristes », poursuivent-ils.
Une décision du ressort du secrétaire d'État
Toutefois, au titre du droit américain, les deux chambres du Congrès américain ne peuvent pas prendre la décision. Il revient au ministre des Affaires étrangères des États-Unis de faire aboutir cette démarche si le secrétaire d'État confirme que le Front Polisario coopère avec des groupes iraniens.
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