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Fusillade mortelle à Ottawa: «Le Canada ne sera jamais intimidé»

Un tireur a tué un soldat devant le Parlement d'Ottawa hier, mercredi, avant d'être abattu par la police. Une attaque qui a déclenché un vent de panique dans la capitale fédérale canadienne, la police craignant la présence d'autres assaillants dans le bâtiment. Hier soir, l'auteur de l'attaque a finalement été identifié. Et dans une allocution télévisée, le Premier ministre canadien a qualifié ce drame d'« attaque terroriste ».



Tout a commencé peu avant 10 heures du matin, heure locale, mercredi. Un inconnu tire sur l’un des deux militaires postés devant le monument aux morts à Ottawa. Blessé grièvement, ce dernier décède à l’hôpital. Du côté du Parlement, on entend, quelques minutes plus tard, des dizaines de coups de feu et une forte détonation. La police n’est alors pas en mesure de déterminer le nombre d’assaillants. Les hypothèses vont de un à trois.

Une heure et demie après la première attaque, la mort de l'assaillant est officiellement confirmée, mais les recherches de ses possibles complices continuent. La police demande aussi à la population d’éviter le centre-ville et de se tenir loin des fenêtres.

Face à cette attaque inédite, la défense aérienne américano-canadienne (Norad) a été placée en état d'alerte pour « être à même de répondre rapidement » à tout incident aérien qui pourrait être lié à la fusillade survenue à Ottawa. La surveillance a été accrue dans les bâtiments publics des grandes villes canadiennes. 

L'assaillant identifié

Selon plusieurs médias américains et canadiens, l’homme abattu aurait été identifié comme étant Michael Zehaf-Bibeau, un Canadien de 32 ans considéré par les services de renseignements comme un « voyageur à haut risque ». Ce dernier s'était fait récemment retirer son passeport. Michael Zehaf-Bibeau aurait été condamné à deux ans de prison pour vol et possession d'armes en 2003. Il serait également poursuivi pour possession de stupéfiants, près de Montréal et d'Ottawa.

Dans la soirée, le Premier ministre canadien Stephen Harper s'est exprimé dans un message télévisé.

Le président américain Barack Obama s'est entretenu au téléphone avec Stephen Harper. Le président américain a condamné les « attaques scandaleuses » dont le Canada a été la cible. « Nous n’avons pas encore toutes les informations sur ce qui a motivé ces tirs. Nous ne savons pas encore si ces faits sont liés à un réseau plus large, à un plan d’action ou si c’est un individu ou un groupe d’individus qui ont décidé d’agir ainsi. Mais cela nous renforce dans l’idée que nous devons rester vigilants sur ce genre d’accès de violence insensé, ou de terrorisme. Je m’engage à ce que nos forces de sécurité travaillent étroitement, non seulement avec le Canada, l’un de nos plus proches alliés, mais avec tous nos voisins et amis. Il y a toujours eu une forte coopération entre le Canada et les Etats-Unis, car nous avons une très longue frontière. Et il est très important pour nous de reconnaître que lorsqu’il s’agit de lutter contre des activités terroristes, le Canada et nous devons travailler en symbiose, comme nous l’avons fait dans le passé. Et je suis confiant, nous continuerons à le faire », a déclaré le président américain. 

De son côté, le président français François Hollande a exprimé la « totale solidarité de la France ».

Cette fusillade dans le Parlement d'Ottawa intervient au lendemain d’un autre incident qui s’est produit au Québec, la province francophone du Canada. Un jeune homme a volontairement renversé deux militaires dans une petite ville non loin de Montréal. Il a ensuite été abattu par la police. Il s'agissait d'un jeune radicalisé aux idées proches des milieux islamistes. Le gouvernement canadien avait évoqué la piste terroriste.


Rfi.fr

Jeudi 23 Octobre 2014 - 08:54