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Gabon: l'opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze privé de visite, son parti dénonce une «opération politique»

L’opposant politique Alain-Claude Bilie-By-Nze a été arrêté le 15 avril après le dépôt d’une plainte par une ancienne compagne politique. Le parti du dernier Premier ministre d’Ali Bongo assure que, depuis quelques jours, son président est interdit de visite. Une dénonciation réitérée mercredi 22 avril face à la presse.



Gabon: l'opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze privé de visite, son parti dénonce une «opération politique»
Dans sa déclaration, Aimé Mapangou, secrétaire général du parti de Bidibidi, a clairement insisté sur le fait que son président est détenu au secret. « À ce jour, ni sa famille ni ses conseils n'ont pu le rencontrer. Ces éléments à eux seuls constituent déjà une violation grave des droits de la défense », a grondé l’ancien ministre.
 
« Le sujet particulier d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, ce n'est pas le sujet de la présidence de la République », a botté en touche le porte-parole de la présidence, Téophane Nzame Nze Biyoghe, interrogé sur la détention préventive du principal opposant gabonais. « C'est le sujet de la justice gabonaise. Le sujet de la présidence de la République, en revanche, c'est la bonne administration de la justice », a-t-il dit.
 
Dernier Premier ministre d’Ali Bongo, Bilie-By-Nze est poursuivi par une ancienne compagne politique pour une dette de cinq millions de francs CFA. La plaignante avait remis cette somme en 2008 à Bilie-By-Nze pour engager les premières dépenses de la fête nationale des Cultures de l'époque dont il était le président du comité d’organisation. Mais 18 ans plus tard, la plaignante assure qu'elle n'a jamais été remboursée et a porté plainte contre lui.
 
Aimé Mapangou a, pour sa part, martelé que l’ancien Premier ministre et ancien candidat à la dernière élection présidentielle fait l’objet d’une procédure politique. Selon lui, il ne s’agit pas là d’une procédure judiciaire normale. « Nous sommes face à une opération politique parce que les faits datent de 2008, estime le secrétaire général, aucune actualité politique, j’allais dire juridique, ne justifie leur activation aujourd’hui. »
 
Ensemble pour le Gabon exige la libération immédiate de son président. Il souligne que le paiement de la dette de cinq millions de francs CFA réclamée par la plaignante incombe à l'État. Le ministre d’alors avait, à l’époque, engagé le gouvernement et non sa personne.

RFI

Jeudi 23 Avril 2026 - 11:04


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