Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

Gestion du FADP 2025 : Sen_CADDHU relève des violations du décret et exige des corrections



Gestion du FADP 2025 : Sen_CADDHU relève des violations du décret et exige des corrections

La Convergence Africaine pour la Démocratie et les Droits Humains (Sen_CADDHU) vient de publier une analyse au vitriol concernant la gestion 2025 du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP). Tout en prenant acte de la volonté de transparence affichée par le Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, l’organisation dénonce une série d'irrégularités qui, selon elle, trahissent l’esprit de la loi et menacent l'équilibre du secteur médiatique sénégalais.

 

Le grief principal porte sur la composition du Conseil de gestion du fonds, jugée non conforme au décret n° 2021-178. Sen_CADDHU souligne que l’article 10 limite à trois le nombre de représentants du ministère, alors que le rapport de l’exercice 2025 en fait apparaître cinq, tous proches collaborateurs du ministre de tutelle. L'organisation pointe également du doigt le profil de l’administrateur du fonds, dont les prises de position publiques antérieures contre certains médias classiques entachent, selon elle, la neutralité nécessaire à sa fonction.

 

L'autre point de discorde majeur concerne l'allocation de ressources à la Radio Télévision Sénégalaise (RTS). L’organisation considère ce financement comme un « abus » dénué de base juridique, rappelant que les médias d'État, déjà dotés par le budget national, ne sont pas éligibles au FADP, à l'exception de l'Agence de Presse Sénégalaise (APS). Cette intégration du média public dans la liste des bénéficiaires est d'autant plus critiquée qu’elle se fait au détriment des grands groupes de presse privés, privés de ce fonds pourtant considéré comme un droit légal.

 

Enfin, Sen_CADDHU s'inquiète du niveau élevé des frais de fonctionnement du fonds, qui absorbent 12,9 % du montant global, une part jugée disproportionnée par rapport aux aides réellement distribuées. Face à ce qu'elle qualifie de « discriminations », l'organisation exige une révision inclusive du décret pour y intégrer des acteurs de la société civile et de la presse avec voix délibérative. Elle appelle le gouvernement à rectifier ces dysfonctionnements pour éviter d'éventuelles actions en justice et pour garantir que la presse reste un pilier solide de la démocratie sénégalaise.



Jeudi 9 Avril 2026 - 22:59


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter