Le Premier ministre Ousmane Sonko n’a pas mâché ses mots à l’égard du président américain Donald Trump. Lors d’une conférence tenue ce jeudi 9 avril au Musée des Civilisations Noires, en présence du directeur de l’IRIS, Pascal Boniface, auteur de l’ouvrage « Les Maîtres du Monde », il a mis en garde contre les dérives de la politique internationale actuelle.
« M. Trump n'est pas un homme de paix, c'est un homme de déstabilisation du monde », a déclaré Ousmane Sonko, sous les applaudissements du public.
Poursuivant son propos, il a dénoncé l’attitude de certains pays occidentaux : « Et à côté de tout ça, regretter le comportement de l'autre frange occidentale donneur de leçon devant l’éternel ».
Le chef du gouvernement a ensuite critiqué ce qu’il considère comme une incohérence diplomatique. « Dès le début des hostilités, tous les régimes occidentaux ont fait des déclarations pour déplorer la violation du droit international et l'ordre international. Mais ça se limite à ça. Et pour atténuer et se justifier auprès de Donald Trump, il faut qu'ils se réjouissent que le guide Hamenei ait été exécuté, puisque c'est un dangereux terroriste qui brime son peuple. Qu'ils se réjouissent que Nicolas Maduro ait été infiltré, parce que c'était un dictateur jouant à un équilibrisme que rien ne justifie. Ce n'est pas à eux d'estimer et de décider pour les autres peuples. Qu'il leur suffise de le faire pour eux-mêmes, ce qui semble être de plus en plus complexe ».
Insistant sur les contradictions des puissances occidentales, il a ajouté : « Déplorer la violation du droit international et de l'autre côté mettre à disposition ces bases militaires ne relève pas d'une cohérence politique ».
Évoquant les conséquences de la crise, Ousmane Sonko a alerté : « Alors quels enseignements devons-nous tirer de tout ça ? Les répercussions de cette crise devront encore attendre. Elles sont déjà extrêmement impactantes dans le mauvais sens. Peut-être qu'au-delà des questions liées aux hydrocarbures et aux énergies, nous devrons nous attendre, surtout pour les pays les moins préparés que les nôtres, à des répercussions sur les produits alimentaires et sur beaucoup d'autres aspects ».
Enfin, il a mis en garde contre les logiques de domination géopolitique. « Essayer de réaffirmer sa superpuissance sur sa zone d’influence, notamment l'Europe occidentale, une partie de l'Amérique du Sud et le Golfe, essayer de couper les pistes d'approvisionnement pour asphyxier ses concurrents, au risque de déstabiliser le monde entier, n'est pas la solution. Et les États-Unis eux-mêmes n'échapperont pas aux conséquences extrêmement négatives ».
« M. Trump n'est pas un homme de paix, c'est un homme de déstabilisation du monde », a déclaré Ousmane Sonko, sous les applaudissements du public.
Poursuivant son propos, il a dénoncé l’attitude de certains pays occidentaux : « Et à côté de tout ça, regretter le comportement de l'autre frange occidentale donneur de leçon devant l’éternel ».
Le chef du gouvernement a ensuite critiqué ce qu’il considère comme une incohérence diplomatique. « Dès le début des hostilités, tous les régimes occidentaux ont fait des déclarations pour déplorer la violation du droit international et l'ordre international. Mais ça se limite à ça. Et pour atténuer et se justifier auprès de Donald Trump, il faut qu'ils se réjouissent que le guide Hamenei ait été exécuté, puisque c'est un dangereux terroriste qui brime son peuple. Qu'ils se réjouissent que Nicolas Maduro ait été infiltré, parce que c'était un dictateur jouant à un équilibrisme que rien ne justifie. Ce n'est pas à eux d'estimer et de décider pour les autres peuples. Qu'il leur suffise de le faire pour eux-mêmes, ce qui semble être de plus en plus complexe ».
Insistant sur les contradictions des puissances occidentales, il a ajouté : « Déplorer la violation du droit international et de l'autre côté mettre à disposition ces bases militaires ne relève pas d'une cohérence politique ».
Évoquant les conséquences de la crise, Ousmane Sonko a alerté : « Alors quels enseignements devons-nous tirer de tout ça ? Les répercussions de cette crise devront encore attendre. Elles sont déjà extrêmement impactantes dans le mauvais sens. Peut-être qu'au-delà des questions liées aux hydrocarbures et aux énergies, nous devrons nous attendre, surtout pour les pays les moins préparés que les nôtres, à des répercussions sur les produits alimentaires et sur beaucoup d'autres aspects ».
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