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Groupe EI: le Royaume-Uni sous le choc du meurtre d’Alan Henning

Ils ont une nouvelle fois mis leurs menaces à exécution. Les jihadistes du groupe Etat islamique ont décapité hier vendredi Alan Henning, un volontaire humanitaire britannique enlevé en Syrie en novembre dernier. Son assassinat, qui a été enregistré dans une vidéo diffusée ensuite sur les réseaux sociaux, a provoqué de nombreuses réactions dans le monde entier, et particulièrement au Royaume-Uni. Le Premier ministre David Cameron parle d'un « meurtre brutal » et de « terroristes barbares ».



Photo non datée d'Alan Henning. REUTERS/Henning family
Photo non datée d'Alan Henning. REUTERS/Henning family

Plusieurs responsables de la communauté musulmane ont redit leur dégoût face à la barbarie des kidnappeurs et du groupe Etat islamique qui montre selon eux qu’ils n’ont aucun respect pour l’islam. Aux côtés de la famille d’Alan Henning, de nombreux imams et musulmans collègues de ce chauffeur de taxi altruiste avaient imploré la clémence des jihadistes, rappelant qu’il s’était porté volontaire en décembre dernier pour acheminer de l’aide à des familles syriennes réfugiées et qu’il avait émis le souhait de se convertir à l’islam.

« Perversion sans limites »

 

Du côté de la classe politique britannique, le Premier ministre a dans les minutes qui ont suivi la diffusion de la vidéo publié un communiqué très ferme : David Cameron y dénonce « le meurtre brutal de l’otage commis par des terroristes barbares et répugnants dont la perversion est sans limites » et a promis que son pays ferait tout ce qui est en son pouvoir pour pourchasser et juger ces assassins.

Poursuivre les frappes

Le vice-Premier ministre Nick Clegg mais aussi le dirigeant de l’opposition travailliste ont réaffirmé leur plein soutien au gouvernement, engagé avec l’assentiment du Parlement dans la coalition qui lutte contre le groupe Etat islamique. Londres se dit plus résolu que jamais à ne pas se laisser dicter sa conduite par les jihadistes et à poursuivre ses frappes aériennes contre l’organisation en Irak. Mais c’est aussi un gouvernement qui face à l’immense émotion suscitée par la décapitation de ce nouvel otage aux mains d’un jihadiste à l’accent britannique est désormais sous une pression accrue pour décourager tout candidat britannique au jihad de rejoindre la Syrie ou l’Irak.


Rfi.fr

Dimanche 5 Octobre 2014 - 00:28