Dubaï, place financière mondiale fragilisée par la guerre au Moyen-Orient
Pour comprendre pourquoi ce risque revient aujourd’hui, il faut regarder du côté de la situation géopolitique. Depuis plusieurs semaines, les tensions au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz et les attaques sur des infrastructures pétrolières et gazières font grimper les prix de l’énergie. Le pétrole dépasse à nouveau les 100 dollars le baril, tandis que le prix du gaz s’envole. Et la règle est bien connue : quand l’énergie devient plus chère, tout devient plus cher.
Les coûts de production, de transport et de distribution augmentent, ce qui finit par se diffuser à l’ensemble de l’économie. Ce choc énergétique pèse à la fois sur les entreprises et sur les ménages, et alimente l’inflation tout en freinant la croissance. Pour autant, il est important de nuancer : nous ne sommes pas encore en stagflation. En Europe comme aux États-Unis, la croissance reste légèrement positive et l’inflation avait été maîtrisée ces derniers mois. Mais le choc énergétique actuel pourrait changer la donne. Pour l’instant, certains économistes parlent plutôt de slowflation : une inflation persistante dans un contexte de croissance molle. Une version atténuée, mais déjà préoccupante.
Le vrai problème de la stagflation, c’est qu’elle met les décideurs économiques face à un dilemme. En temps normal, lorsque l’inflation augmente, les banques centrales relèvent leurs taux d’intérêt pour calmer la hausse des prix. Mais cela freine l’activité économique. À l’inverse, lorsque la croissance ralentit, elles abaissent les taux pour stimuler l’investissement et la consommation – au risque d’alimenter l’inflation.
Dans un contexte de stagflation, ces outils ne fonctionnent plus correctement. Chaque décision comporte un effet secondaire négatif. C’est tout le défi auquel sont confrontées aujourd’hui les grandes banques centrales : arbitrer entre lutte contre l’inflation et soutien à la croissance. Dans ce contexte, le mot d’ordre reste la prudence. Car tout dépend d’un facteur clé : la durée de la crise énergétique. Si les tensions s’apaisent rapidement, les prix pourraient redescendre et le risque se dissiper. Mais si le conflit s’enlise, les effets pourraient s’installer durablement. L’histoire montre que ce type de situation n’est pas inédit. Les chocs pétroliers des années 1970 ou, plus récemment, la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine en sont des exemples.
Un risque réel mais encore sous contrôle
Face à la stagflation, il n’existe pas de solution miracle. Soutenir massivement le pouvoir d’achat, par exemple via des subventions, peut aider à court terme mais risque d’entretenir l’inflation. À l’inverse, ne rien faire peut peser sur la croissance. La réponse la plus équilibrée consiste souvent à cibler les aides sur les ménages les plus fragiles et à éviter les réactions excessives.
Aujourd’hui, le risque de stagflation est bien réel. Mais pour l’heure, les grandes économies restent dans une zone d’incertitude plutôt que dans une crise ouverte. Une chose est sûre : dans tous les cas, l’instabilité économique n’est jamais bonne pour les affaires.
Pour comprendre pourquoi ce risque revient aujourd’hui, il faut regarder du côté de la situation géopolitique. Depuis plusieurs semaines, les tensions au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz et les attaques sur des infrastructures pétrolières et gazières font grimper les prix de l’énergie. Le pétrole dépasse à nouveau les 100 dollars le baril, tandis que le prix du gaz s’envole. Et la règle est bien connue : quand l’énergie devient plus chère, tout devient plus cher.
Les coûts de production, de transport et de distribution augmentent, ce qui finit par se diffuser à l’ensemble de l’économie. Ce choc énergétique pèse à la fois sur les entreprises et sur les ménages, et alimente l’inflation tout en freinant la croissance. Pour autant, il est important de nuancer : nous ne sommes pas encore en stagflation. En Europe comme aux États-Unis, la croissance reste légèrement positive et l’inflation avait été maîtrisée ces derniers mois. Mais le choc énergétique actuel pourrait changer la donne. Pour l’instant, certains économistes parlent plutôt de slowflation : une inflation persistante dans un contexte de croissance molle. Une version atténuée, mais déjà préoccupante.
Le vrai problème de la stagflation, c’est qu’elle met les décideurs économiques face à un dilemme. En temps normal, lorsque l’inflation augmente, les banques centrales relèvent leurs taux d’intérêt pour calmer la hausse des prix. Mais cela freine l’activité économique. À l’inverse, lorsque la croissance ralentit, elles abaissent les taux pour stimuler l’investissement et la consommation – au risque d’alimenter l’inflation.
Dans un contexte de stagflation, ces outils ne fonctionnent plus correctement. Chaque décision comporte un effet secondaire négatif. C’est tout le défi auquel sont confrontées aujourd’hui les grandes banques centrales : arbitrer entre lutte contre l’inflation et soutien à la croissance. Dans ce contexte, le mot d’ordre reste la prudence. Car tout dépend d’un facteur clé : la durée de la crise énergétique. Si les tensions s’apaisent rapidement, les prix pourraient redescendre et le risque se dissiper. Mais si le conflit s’enlise, les effets pourraient s’installer durablement. L’histoire montre que ce type de situation n’est pas inédit. Les chocs pétroliers des années 1970 ou, plus récemment, la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine en sont des exemples.
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Aujourd’hui, le risque de stagflation est bien réel. Mais pour l’heure, les grandes économies restent dans une zone d’incertitude plutôt que dans une crise ouverte. Une chose est sûre : dans tous les cas, l’instabilité économique n’est jamais bonne pour les affaires.
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