Il est considéré comme le premier mort en manifestation de l’ère du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) qui a pris le pouvoir en Guinée en septembre 2021. Thierno Mamadou Diallo avait 19 ans. Il a été tué sur la route le Prince le 1er juin 2022 en marge d'un mouvement de protestation contre l'augmentation des prix du carburant, atteint par une balle, alors qu'il était réfugié dans un cybercafé.
Le procès du policier accusé d’avoir ouvert le feu sur le jeune homme s’est ouvert le 30 janvier 2023. Ce 13 février avait lieu sa deuxième comparution.
Moriba Camara répète encore et toujours la même phrase : « Je n'ai pas tiré sur lui, j'ai tiré en l’air. » Il ne voit pas ce qui pose problème. « La légitime défense, c'est quand la riposte est proportionnelle à l’attaque », assène le procureur. « Est-ce que ceux qui venaient vers vous ce jour-là avaient des PMAK (pistolet mitrailleur automatique kalachnikov, Ndlr) ? », demande-t-il.
Thierno Mamadou Diallo atteint par un tir horizontal, à bout portant
Moriba Camara dit avoir fait tirs de sommation pour faire « peur » à un manifestant qui s’avançait vers lui avec une machette. Pourtant, le jeune Thierno Mamadou Diallo a été atteint par un tir horizontal, à bout portant, selon le rapport du médecin légiste. L’expertise balistique est formelle, elle aussi.
« C’est un tir qui vient de la direction de la bac (Brigade anticriminalité, Ndlr) de l’équipe de monsieur Moriba Camara, affirme Mamadou Hady Diallo, substitut du procureur. Il a reconnu ici à la barre, être le premier et le seul d’ailleurs, à avoir tiré ce jour-là ».
Thierno Souleymane Baldé, avocat de la partie civile, poursuit : « Quand on envoie quelqu’un sur le terrain avec des armes létales, il ne faut pas attendre un autre résultat. Et malheureusement, il y a eu d’autres victimes, c’est réellement la première fois qu’on a un procès avec autant d’éléments de preuves qui pourraient permettre de confondre l’auteur de l’assassinat et éventuellement le faire condamner. »
L’avocat espère que ce procès permettra de lutter contre le sentiment d’impunité. Qu’une fois sur le terrain, les agents des forces de l’ordre auront en tête le cas de Moriba Camara.
Le procès du policier accusé d’avoir ouvert le feu sur le jeune homme s’est ouvert le 30 janvier 2023. Ce 13 février avait lieu sa deuxième comparution.
Moriba Camara répète encore et toujours la même phrase : « Je n'ai pas tiré sur lui, j'ai tiré en l’air. » Il ne voit pas ce qui pose problème. « La légitime défense, c'est quand la riposte est proportionnelle à l’attaque », assène le procureur. « Est-ce que ceux qui venaient vers vous ce jour-là avaient des PMAK (pistolet mitrailleur automatique kalachnikov, Ndlr) ? », demande-t-il.
Thierno Mamadou Diallo atteint par un tir horizontal, à bout portant
Moriba Camara dit avoir fait tirs de sommation pour faire « peur » à un manifestant qui s’avançait vers lui avec une machette. Pourtant, le jeune Thierno Mamadou Diallo a été atteint par un tir horizontal, à bout portant, selon le rapport du médecin légiste. L’expertise balistique est formelle, elle aussi.
« C’est un tir qui vient de la direction de la bac (Brigade anticriminalité, Ndlr) de l’équipe de monsieur Moriba Camara, affirme Mamadou Hady Diallo, substitut du procureur. Il a reconnu ici à la barre, être le premier et le seul d’ailleurs, à avoir tiré ce jour-là ».
Thierno Souleymane Baldé, avocat de la partie civile, poursuit : « Quand on envoie quelqu’un sur le terrain avec des armes létales, il ne faut pas attendre un autre résultat. Et malheureusement, il y a eu d’autres victimes, c’est réellement la première fois qu’on a un procès avec autant d’éléments de preuves qui pourraient permettre de confondre l’auteur de l’assassinat et éventuellement le faire condamner. »
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