Le tout nouveau préfet de Boké Aboubacar Mbopp Camara multiplie les consultations pour comprendre, selon ses propres termes, « de quoi se plaignent mes frères et sœurs », étant lui-même natif de Kolaboui. Il a échangé jeudi et vendredi dernier avec les populations du centre-ville de Boké avant de descendre ce samedi à Kolaboui, épicentre de la contestation dans la région.
Après un constat fait sur les destructions des édifices publics, le préfet Camara a invité ses frères à se joindre à lui pour reconstruire d’abord ce qu’ils ont détruit avant de poser des conditions pour garantir le retour au calme.
« Vous avez tout détruit ici pour marquer votre colère, nous allons ensemble vous et moi, fils de Kolaboui, reconstruire ce que vous avez détruit », a-t-il dit en substance. Mais il a pris soin auparavant de demander à ses concitoyens les raisons de cette violence qui a tout ravagé dans la sous-préfecture.
Le porte-parole des jeunes a répondu : « Nous voulons de l’électricité et de l’eau pour notre ville, nous voulons de l’emploi pour les bras valides de Kolaboui, nous voulons de meilleurs conditions de vie pour la population de notre bled pollué par des centaines de camions et le train minéralier qui se relaient ici nuit et jour ».
Le préfet a convenu que c’était des exigences légitimes et a promis de transmettre le message à qui de droit. En attendant donc les retombées de cette rencontre, que les populations espèrent favorables, tous ont promis de garder le calme et de rester sereins.
Après un constat fait sur les destructions des édifices publics, le préfet Camara a invité ses frères à se joindre à lui pour reconstruire d’abord ce qu’ils ont détruit avant de poser des conditions pour garantir le retour au calme.
« Vous avez tout détruit ici pour marquer votre colère, nous allons ensemble vous et moi, fils de Kolaboui, reconstruire ce que vous avez détruit », a-t-il dit en substance. Mais il a pris soin auparavant de demander à ses concitoyens les raisons de cette violence qui a tout ravagé dans la sous-préfecture.
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