À Stepanakert, peu d’animation en cette matinée ensoleillée. La nuit a été calme, mais les habitants de la principale ville du Haut-Karabakh ont accueilli l’annonce d’une nouvelle trêve négociée ce week-end à Washington avec scepticisme, rapportent nos envoyés spéciaux Richard Riffonneau et Anastasia Becchio. Il faut dire que les deux précédents cessez-le-feu avaient rapidement volé en éclats.
Pourtant, Valéry, qui remplit d'eau des seaux pour abreuver ses colombes qui picorent des graines derrière son garage, voulaient être optimiste : « Cette fois j’aimerais y croire. On a tous tellement souffert qu’on a envie d’y croire. Il faut un cessez-le-feu parce qu’on a perdu beaucoup d’amis, de proches. Mon petit-fils et mon fils sont sur le front ; je leur ai parlé hier au téléphone mais ils ne disent rien à propos de la trêve. Ils ne me disent même pas où ils se trouvent. C’est secret défense. »
Mais il n’aura pas fallu longtemps pour que les doutes des habitants se confirment et que cette nouvelle trêve humanitaire, qui devait prendre effet ce lundi matin à 8h (4h TU), fasse long feu.
Les deux camps ont dénoncé chacun dès ce lundi matin une « violation grossière » de la trêve par la partie adverse. Le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a accusé les forces arméniennes d'avoir bombardé la ville de Terter et des villages avoisinants, tandis que le ministère arménien de la Défense a dénoncé des tirs d'artillerie ennemis sur ses positions en diverses parties du front.
Pourtant, Valéry, qui remplit d'eau des seaux pour abreuver ses colombes qui picorent des graines derrière son garage, voulaient être optimiste : « Cette fois j’aimerais y croire. On a tous tellement souffert qu’on a envie d’y croire. Il faut un cessez-le-feu parce qu’on a perdu beaucoup d’amis, de proches. Mon petit-fils et mon fils sont sur le front ; je leur ai parlé hier au téléphone mais ils ne disent rien à propos de la trêve. Ils ne me disent même pas où ils se trouvent. C’est secret défense. »
Mais il n’aura pas fallu longtemps pour que les doutes des habitants se confirment et que cette nouvelle trêve humanitaire, qui devait prendre effet ce lundi matin à 8h (4h TU), fasse long feu.
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