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Hommage à Mandela : pourquoi le pape François n'était pas à Soweto

Une centaine de chefs d'État et de gouvernement ainsi que plusieurs autres personnalités de haut rang ont assisté, mardi à Soweto, à la cérémonie d'adieu à Nelson Mandela. Mais le pape François n'a pas fait le déplacement. Par "tradition protocolaire", selon plusieurs sources ecclésiastique



Le pape n'assiste pas aux obsèques. Que le défunt soit un religieux ou un politique, un ami personnel ou un individu lambda, un chrétien ou un laïc. Et la cérémonie d'adieu à Nelson Mandela, organisée le 10 décembre dans le stade Soccer City de Soweto, n'a pas fait exception à la règle.

Le "principe" n'est pourtant marqué nulle part dans les prescriptions de l'Église catholique romaine. "Il relève de la tradition protocolaire du Saint-Siège", explique le père Antoine Sondag, directeur du service national pour la mission universelle et des œuvres pontificales missionnaires en France. "Mais cela n'enlève rien à l'estime que le pape François porte pour Nelson Mandela", rassure le clergé.

Hommage de François à Mandela

Dans un télégraphe daté du 5 décembre et envoyé à Jacob Zuma, président sud-africain, le souverain pontife a en effet rendu "hommage au ferme engagement démontré par Nelson Mandela pour promouvoir la dignité humaine de tous les citoyens de la nation et pour édifier une nouvelle Afrique du Sud fondée sur les bases solides de la non-violence, de la réconciliation et de la vérité".

Pour rendre les derniers hommages à Madiba, le pape a été représenté par le cardinal ghanéen Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix. Car "même le secrétaire d'État aux côtés du pape [l'équivalent du Premier ministre, poste actuellement occupé par Mgr Pietro Parolin, NDRL] ne peut pas assister à une telle cérémonie" pour les mêmes raisons, justifie Antoine-Marie Izoard, spécialiste des affaires vaticanes.

En son temps, le pape Paul VI n'avait pas non plus pris part aux obsèques de son ami personnel Aldo Moro, homme politique italien assassiné en 1978 par les brigades rouges. Il en est de même des funérailles nationales de Mère Teresa, le 13 septembre 1997, au stade Netaji de Calcutta : Jean-Paul II n'avait pas fait le déplacement.

Source : Jeune afrique


 



Dépêche

Jeudi 12 Décembre 2013 - 14:07