Seuls quelques singes sortis de la forêt traversent encore le poste frontière de Nemba, une maigre distraction pour les deux jeunes policiers rwandais postés à côté de la barrière fermée.
La même torpeur plane dans la petite échoppe tenue par Nyandwi Issa. « Les camionneurs s'arrêtaient juste là pour acheter nos produits. Et c'était la même chose pour les passagers des bus. Mais maintenant, il n'y a plus aucun commerce transfrontalier. Nous ne pouvons plus acheter de produits au Burundi, ni envoyer les nôtres là-bas. »
Reprise timide des activités en 2022
L'activité avait repris timidement en octobre 2022, lorsque Gitega avait rouvert officiellement sa frontière avec Kigali après sept ans de fermeture. Mais Béatrice, une burundaise établie dans le district de Gashora, n'avait pas osé retourner dans son pays. « Ça fait quatre ans que je n'ai pas vu mon frère qui vit à Bujumbura. Il ne peut pas venir et je ne peux pas y aller. Si la frontière était ouverte et que nous étions sûrs d'être en sécurité, je pourrais retourner voir ma propriété au Burundi et décider si je préfère rester là-bas ou revenir ici », déplore-t-elle.
Appuyé contre son vélo au bord de la route, le jeune Valence espère à demi-mot que le gouvernement se saisisse de la question. « C'est au gouvernement de régler cette situation. Je suis sûr qu'ils savent quelles conséquences cette crise à sur nous et qu'ils vont trouver une solution. Ce n'est pas à nous de le faire », estime-t-il.
Kigali a toujours rejeté en bloc les accusations des autorités burundaises, sommées de ne pas « impliquer le Rwanda » dans leurs « affaires internes ».
La même torpeur plane dans la petite échoppe tenue par Nyandwi Issa. « Les camionneurs s'arrêtaient juste là pour acheter nos produits. Et c'était la même chose pour les passagers des bus. Mais maintenant, il n'y a plus aucun commerce transfrontalier. Nous ne pouvons plus acheter de produits au Burundi, ni envoyer les nôtres là-bas. »
Reprise timide des activités en 2022
L'activité avait repris timidement en octobre 2022, lorsque Gitega avait rouvert officiellement sa frontière avec Kigali après sept ans de fermeture. Mais Béatrice, une burundaise établie dans le district de Gashora, n'avait pas osé retourner dans son pays. « Ça fait quatre ans que je n'ai pas vu mon frère qui vit à Bujumbura. Il ne peut pas venir et je ne peux pas y aller. Si la frontière était ouverte et que nous étions sûrs d'être en sécurité, je pourrais retourner voir ma propriété au Burundi et décider si je préfère rester là-bas ou revenir ici », déplore-t-elle.
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