La filière néerlandaise de l'oignon vient de boucler une campagne 2025-2026 historique avec près de 1,4 million de tonnes exportées, en hausse de 7 % par rapport au précédent record.
L'Afrique de l'Ouest s'impose plus que jamais comme le poumon économique de ces flux mondiaux, absorbant à elle seule la majorité des expéditions.
Selon l'Association néerlandaise de l'oignon, le continent africain a capté 57 % du volume global sur l'ensemble de l'exercice, avec en tête le Sénégal (231 500 tonnes) et la Côte d'Ivoire (212 000 tonnes).
Toutefois, ce volume record s'est effectué à des cours bas pour les producteurs européens, maintenant une forte compétitivité-prix sur les marchés ouest-africains.
Cette prédominance de l'Afrique de l'Ouest s'inscrit dans une dynamique de marché particulièrement volatile à court terme. Comme l'explique un expert chez Wiscomex dans une analyse relayée par FreshPlaza, les acheteurs régionaux ont dû faire face à des ajustements brutaux : « Ces dernières semaines, pas moins de 70 % des exportations néerlandaises d'oignons étaient destinées aux pays d'Afrique de l'Ouest ».
Cet afflux massif s'explique par un rattrapage de commandes après une période de vide sur les étals, les importateurs ayant rapidement renouvelé leurs stocks avant de subir un retournement de tendance.
Sur le début de la nouvelle campagne 2026-2027, la situation s'avère très contrastée d'un pays à l'autre dans la sous-région.
Si l'Afrique de l'Ouest concentre encore plus de 60 % des expéditions hebdomadaires (avec 321 000 tonnes envoyées à la 38ᵉ semaine), les trajectoires divergent fortement : la Côte d'Ivoire devient la première destination avec 71 500 tonnes (en hausse de plus de 27 %), tandis que les envois vers le Sénégal reculent de 29 % à 45 200 tonnes et que le Mali progresse légèrement à 20 000 tonnes. Des progressions sont également notées en Sierra Leone et au Libéria, alors que la Guinée et la Mauritanie restent en retrait.
Entre fluctuation des prix et contraintes logistiques, l'équilibre financier des importateurs ouest-africains demeure fragile pour les mois à venir.
Alors que les cours à la balle remontent aux Pays-Bas, la baisse de la demande observée sur des marchés clés comme le Sénégal et le Mali commence à ralentir le rythme dans les centres de conditionnement néerlandais. le négotiant avertit d'ailleurs sur l'effet de serre tarifaire qui guette les acteurs locaux : « Les importateurs recevront donc des livraisons de plus en plus chères », un décalage qui pourrait accentuer les tensions sur les marges des commerçants de la région d'ici la fin de l'année.
L'Afrique de l'Ouest s'impose plus que jamais comme le poumon économique de ces flux mondiaux, absorbant à elle seule la majorité des expéditions.
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Toutefois, ce volume record s'est effectué à des cours bas pour les producteurs européens, maintenant une forte compétitivité-prix sur les marchés ouest-africains.
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Cet afflux massif s'explique par un rattrapage de commandes après une période de vide sur les étals, les importateurs ayant rapidement renouvelé leurs stocks avant de subir un retournement de tendance.
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