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Incendie hôpital Maguette Lo de Linguère: le procureur ouvre une information judiciaire contre l'ex-Directeur et deux autres agents



Incendie hôpital Maguette Lo de Linguère: le procureur ouvre une information judiciaire contre l'ex-Directeur et deux autres agents
Du nouveau dans l’affaire de l’incendie survenu au niveau d’une des salles de l’hôpital Maguette Lo de Linguère, dans le nord-est de Dakar, ayant causé la mort de 4 nouveaux nés. Le procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Louga qualifie les faits « d’homicides et de blessures involontaires ». Par conséquent, elle annonce « l’ouverture d’une information judiciaire contre Khady Seck, aide-infirmière chargée de la surveillance de la salle, Fatou Sy, chef du service Pédiatrie, Abdou Sarr, ex-Directeur de l’établissement et X ».

Dans une note dont PressAfrik détient copie, le parquet près le tribunal de Grande instance de Louga donne les détails sur les circonstances du drame et révèle l’origine du feu. « Les investigations effectuées, avec l’appui des techniciens de la Senelec et en présence du responsable de la maintenance des installations électriques à l’hôpital, a permis de constater que les disjoncteurs n’avaient pas sauté et que le foyer du feu se trouvait au niveau de la table chauffante artisanale en fer sur laquelle étaient placés les 4 bébés calcinés, laquelle comportait des lampes à incandescente de 60 Watts dont le contact avec les moustiquaires a été vraisemblablement à l’origine de l’incendie », déclare-t-il. 

Poursuivant, le parquetier donne les circonstances du décès des bébés : «  l’enquête a révélé que ceux-ci étaient enfermés dans la salle, quasi hermétique, dans laquelle les visites n’étaient effectuées que toutes les deux heures ». 

Pis, ajoute-t-il, « Dans cet intervalle, les bébés restaient sans aucune surveillance dans une salle distante de celle de garde de plus de 500 mètres et qui n’est munie d’aucun dispositif d’écoute à distance ou de vidéo surveillance ».

Ce qui est susceptible, informe la même source, « d’être qualifié d’imprudence ou d’actes de négligences de la part de l’agent chargé de la surveillance de la salle et de direction de l’hôpital, a manifestement été à l’origine de la mort des 4 bébés et blessures et des blessures causées aux deux autres, drame qu’une garde permanente, requise pour de tels patients, ou au moins à intervalles plus réduits aurait sans doute promis d’éviter ». 

Eu égard à toutes ces considérations, le parquet près le Tribunal de Grande instance de Louga qualifie « les faits d’homicides et de blessures involontaires au sens des dispositions de l’article 307 du Code pénal ». 
 


Aminata Diouf

Mercredi 5 Mai 2021 - 17:31


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