Par l'instauration d'une nouvelle doctrine baptisée « America First Global Health Strategy », les États-Unis redéfinissent radicalement leurs relations avec leurs partenaires historiques, principalement en Afrique. Exit l'assistance inconditionnelle, place à la « co-investissement ». Les 15 pays ayant signé ces protocoles d'accord (MOU) quinquennaux (2026-2030) sont les suivants : Botswana, Cameroun, Côte d'Ivoire, Eswatini, Éthiopie, Kenya, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sierra Leone).
Depuis le 18 septembre 2025, le gouvernement américain (USG) déploie une stratégie qui vise à transformer ses programmes de santé en accords bilatéraux de cinq ans (2026-2030). L’objectif affiché est d'aider les pays à bâtir des systèmes de santé « résilients et durables » en transférant la responsabilité financière aux gouvernements locaux. Au cœur de cette politique se trouvent les Protocoles d'Accord (MOU). Ces documents imposent aux pays partenaires d'augmenter leurs propres dépenses de santé nationales à mesure que l'aide américaine se rétracte.
Les données publiées en janvier 2026 révèlent que, pour les 15 premiers pays signataires, le financement américain global chute de 4,4 milliards de dollars, soit une baisse moyenne de 36 % par rapport à la période précédente (2021-2025). Parmi les pays les plus touchés par ce désengagement financier, on note le Botswana. Son aide passe de 242,3 millions à seulement 106 millions de dollars. En contrepartie, le pays assume désormais 78 % du coût total de son programme de santé. Le Rwanda a enregistré une réduction spectaculaire de son enveloppe américaine, qui chute de 537,4 millions à 158 millions de dollars.
Le Nigeria, bien qu'il reste le plus gros budget avec 5,1 milliards au total, la part financée par le gouvernement nigérian s'élève à 3 milliards de dollars (59 %). L'accord met l'accent sur la promotion des prestataires de soins confessionnels chrétiens, dont les 900 cliniques et hôpitaux desservent plus de 30 % de la population.
Malgré les coupes budgétaires, les priorités thématiques restent centrées sur les grandes pandémies et la sécurité sanitaire. Sur les 15 accords signés, 13 pays conservent un volet majeur sur le VIH/SIDA. La totalité des pays intègrent des programmes de Sécurité Sanitaire Mondiale (GHS), axés sur la prévention et la réponse rapide aux épidémies. La lutte contre le paludisme et la tuberculose reste inscrite dans la majorité des plans.Selon Washington, le renouvellement de son aide dépendra de la capacité des pays partenaires à transformer leurs engagements écrits en réalités budgétaires.
Depuis le 18 septembre 2025, le gouvernement américain (USG) déploie une stratégie qui vise à transformer ses programmes de santé en accords bilatéraux de cinq ans (2026-2030). L’objectif affiché est d'aider les pays à bâtir des systèmes de santé « résilients et durables » en transférant la responsabilité financière aux gouvernements locaux. Au cœur de cette politique se trouvent les Protocoles d'Accord (MOU). Ces documents imposent aux pays partenaires d'augmenter leurs propres dépenses de santé nationales à mesure que l'aide américaine se rétracte.
Les données publiées en janvier 2026 révèlent que, pour les 15 premiers pays signataires, le financement américain global chute de 4,4 milliards de dollars, soit une baisse moyenne de 36 % par rapport à la période précédente (2021-2025). Parmi les pays les plus touchés par ce désengagement financier, on note le Botswana. Son aide passe de 242,3 millions à seulement 106 millions de dollars. En contrepartie, le pays assume désormais 78 % du coût total de son programme de santé. Le Rwanda a enregistré une réduction spectaculaire de son enveloppe américaine, qui chute de 537,4 millions à 158 millions de dollars.
Le Nigeria, bien qu'il reste le plus gros budget avec 5,1 milliards au total, la part financée par le gouvernement nigérian s'élève à 3 milliards de dollars (59 %). L'accord met l'accent sur la promotion des prestataires de soins confessionnels chrétiens, dont les 900 cliniques et hôpitaux desservent plus de 30 % de la population.
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