Une récente enquête du réseau panafricain Afrobarometer, publiée le 2 février 2026, dresse un portrait contrasté de la lutte contre la corruption au Sénégal. Selon les données recueillies auprès de 1 200 adultes en début d'année 2025,plus de la moitié des Sénégalais (53 %) estiment que le niveau de la corruption a diminué au cours des douze derniers mois. Cette perception s'accompagne d'un plébiscite pour l'action de l'État : 68 % des sondés se disent satisfaits de la stratégie de lutte contre la corruption menée au sein de l'administration. Ce chiffre marque un tournant spectaculaire, puisqu’il n’était que de 17 % en 2021.
Cependant, pour de nombreux citoyens, la corruption reste une « expérience courante ». Les forces de l'ordre (police et gendarmerie) arrivent en tête des institutions perçues comme les plus corrompues (39 %), suivies de près par les agents des impôts (33 %) et les conseillers municipaux (26 %). Plus inquiétant encore, le passage à l'acte est fréquent. Parmi les Sénégalais ayant eu affaire à ces services l'année passée : 26 % ont versé un pot-de-vin pour obtenir un document d'identité. 25 % ont dû payer pour éviter des ennuis avec la police. 21 % ont été contraints au « dessous-de-table » pour obtenir une assistance policière.
Le rapport souligne un paradoxe majeur : si 66 % des Sénégalais appellent les médias à enquêter et dénoncer sans relâche les abus de pouvoir, peu sont prêts à franchir le pas de la dénonciation individuelle. Près de 70 % des répondants craignent des représailles ou des conséquences négatives s'ils venaient à signaler un acte de corruption. Cette « loi du silence » imposée par la peur reste l'un des obstacles majeurs à l'efficacité des réformes institutionnelles, telles que la création de l'OFNAC ou la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption 2020-2024.
L'enquête révèle enfin que la perception de la corruption est intimement liée au niveau de vie. Le sentiment que le fléau augmente est quatre fois plus élevé chez les plus pauvres (27 %) que chez les plus nantis (6 %). Un constat qui rappelle que la corruption, en plus d'affaiblir les institutions, frappe d'abord les plus vulnérables en freinant leur accès aux services de base comme la santé ou l'éducation. La plus récente enquête menée par Afrobarometer suggère que le niveau de la corruption a reculé au Sénégal, mais que les pratiques de pots-de-vin persistent.
Cependant, pour de nombreux citoyens, la corruption reste une « expérience courante ». Les forces de l'ordre (police et gendarmerie) arrivent en tête des institutions perçues comme les plus corrompues (39 %), suivies de près par les agents des impôts (33 %) et les conseillers municipaux (26 %). Plus inquiétant encore, le passage à l'acte est fréquent. Parmi les Sénégalais ayant eu affaire à ces services l'année passée : 26 % ont versé un pot-de-vin pour obtenir un document d'identité. 25 % ont dû payer pour éviter des ennuis avec la police. 21 % ont été contraints au « dessous-de-table » pour obtenir une assistance policière.
Le rapport souligne un paradoxe majeur : si 66 % des Sénégalais appellent les médias à enquêter et dénoncer sans relâche les abus de pouvoir, peu sont prêts à franchir le pas de la dénonciation individuelle. Près de 70 % des répondants craignent des représailles ou des conséquences négatives s'ils venaient à signaler un acte de corruption. Cette « loi du silence » imposée par la peur reste l'un des obstacles majeurs à l'efficacité des réformes institutionnelles, telles que la création de l'OFNAC ou la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption 2020-2024.
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