Lors de ses trois précédents voyages sur le continent africain, Barack Obama a évité la terre d'origine de son père. Il ne pouvait effectuer de visite officielle dans un pays qu'il avait lui-même qualifié de « rongé par la corruption » en 2006. Puis la mise en cause du président Kenyatta par la CPI pour crimes contre l'humanité a encore retardé le déplacement. La Cour pénale internationale ayant renoncé aux poursuites en décembre, le voyage est enfin possible.
Cette visite historique aura lieu fin juillet et pour l'instant la Maison Blanche donne peu de détail sur l'emploi du temps sur place de Barack Obama. Certes, le président participera au Sommet des entrepreneurs, il aura des entretiens bilatéraux, mais on ne sait pas encore s'il rendra visite à celle qu'il considère comme sa grand-mère, la troisième épouse de son grand-père qui vit dans un village de l'ouest du Kenya.
Lors de l'élection de Barack Obama fin 2008, on fêtait à Nairobi l'arrivée au pouvoir d'un « président américain Luo ». Allusion aux origines kenyanes de sa famille paternelle. Cette ascendance n'a pas facilité la vie du président des Etats-Unis, dont la nationalité américaine a été, et est encore, remise en question par certains de ses opposants politiques.
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