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L’Afrique peut gagner au moins 89 milliards de dollars par an, en stoppant les Flux financiers illicites

Le Forum Civil a tenu un atelier de renforcement de capacité sur les flux financiers illicites et l'investigation en matière de transactions commerciales à l'intention des journalistes. Cet atelier de formation s'est déroulé samedi 10 avril à la Maison de la Presse.



La question de la mobilisation des ressources constitue un défi majeur dans les pays en voie de développement. En effet ces pays souvent bien dotés en ressources de toute sorte, peinent à en profiter pour financer leur développement. Ces ressources sont souvent exploitées par des multinationales dans des conditions désavantageuses aux pays où se trouvent les ressources.
 
Cette situation résulte entre, autres des failles, des cadres juridiques et réglementaires, de la mauvaise négociation des conventions et contrats.
Ainsi, les pays en voie de développement sont-ils en proie aux paradis fiscaux, à l’évasion fiscale et aux fuites illicites de capitaux ? Les Flux financiers illicites (FFI), c’est-à-dire les fonds reçus, transférés ou utilisés de façon illégale au-delà de la frontière accentuent la pauvreté au niveau des pays en voie de développement.

Elimane Pouye, Inspecteur principal des Impôts et consultant sur les prix de transferts est revenu sur l'impact des Flux financiers illicites en Afrique de l'ouest et au Sénégal. Dans le rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement  (CNUCED) sur le développement économique de l'Afrique en décembre 2020, il est dit que "l'Afrique pourrait gagner 89 milliards de dollars par an en révisant les Flux financiers illicites (FFI). Ces flux sortants comprennent les flux illicites de capitaux, les pratiques fiscales commerciales illégales (l'évasion et la fraude fiscale), la fausse facturation, les sous-facturations et surfacturations à l'importation et l'exportation et les activités criminelles provenant de marchés illégaux de corruption, de vol", a-t-il expliqué. 

"Donc, si on analyse l'ensemble des sources de flux financiers illicites et que vous évaluez un peu leur conséquence financière pour l'Afrique le montant est donné", a ajouté l'inspecteur principal des impôts.
 
Selon Elimane Pouye, "le poids des FFI liés aux exportations de produits extractifs (le pétrole et le gaz) serait autour de 40 milliards de dollars en 2015 et constitue la principale composante des FFI. Bien que ces estimations soient élevées, elles parraissent sous-estimées, c'est très important en terme de 89 milliards, elles paraissent sous-estimées, probablement le problème et son impact. Il se peut que les Flux financiers illicites peuvent être plus élevés que 89 milliards de dollars", a-t-il estimé.
 

 
 

Moussa Ndongo

Dimanche 11 Avril 2021 - 08:51


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