Au Mali, l’EIGS renforce ses positions dans le nord-est. Plusieurs attaques ont causé la mort de centaines de civils depuis le début du mois dernier. Et le nombre de déplacés atteint les plusieurs milliers. Ils fuient notamment vers Gao ou Kidal mais aussi de l’autre côté de la frontière nigérienne. Ils ont été accueillis dans de vastes camps de déplacés.
Dans cette région, l’EIGS affronte les jihadistes rivaux du Jnim, liés à al-Qaïda, mais aussi des groupes armés maliens signataires de l’accord de paix de 2015, à savoir le MSA et le Gatia, qui tentent de protéger les populations.
Cette percée de la branche sahélienne de l’État islamique est à mettre en contexte avec le retrait du Mali de l’armée française et la fin de l’opération Barkhane. « Il faut rappeler aussi que le Jnim [Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans] a également multiplié les attaques récemment. Donc, l’attaque de l'État islamique au Grand Sahara [EIGS] va se passer dans cette perspective, c’est-à-dire que chacun maintenant cherche à renforcer ses positions », explique Djallil Lounnas est professeur associé de relations internationales à l'université al-Akhawayn, au Maroc. Il est l'auteur de l'ouvrage Le jihad en Afrique du Nord et au Sahel : d’Aqmi à Daech.
« L’État islamique veut jouer un rôle au Mali »
Ces derniers jours, l’EIGS a mené de nouvelles offensives dans les localités d’Emis-Emis et d’Inekar par exemple. Là encore des sources locales rapportent des dizaines de civils tués. « L’État islamique veut jouer un rôle au Mali et renforce ses positions dans les zones de Ménaka », détaille le spécialiste qui rappelle que le groupe détient une arrière base au Niger.
Le groupe jihadiste peut-il s’implanter durablement à Ménaka ? Après la mort de Walid al-Sahrawi et les multiples opérations de Barkhane contre l’EI qui avait mené à la mort de plusieurs dizaines de ses combattants, notamment de son chef, l’armée française a annoncé que l’État islamique était considérablement affaibli. « En réalité, l’EIGS s’est renforcé et il envoie un message à tout le monde : non seulement on est là, mais on est fort », estime de son côté M. Lounnas.
Et si l’EIGS trouve face à lui les jihadistes rivaux du Jnim, les groupes armés signataires de l’accord de paix, l’armée malienne est silencieuse. « Vous remarquez le silence de Bamako. Tout le monde en parle. Par contre, il n’y a eu aucune réaction de Bamako. Ça dure depuis longtemps. Ça fait partie du Mali, donc normalement, ils devraient être là-bas », conclut l’expert.
Dans cette région, l’EIGS affronte les jihadistes rivaux du Jnim, liés à al-Qaïda, mais aussi des groupes armés maliens signataires de l’accord de paix de 2015, à savoir le MSA et le Gatia, qui tentent de protéger les populations.
Cette percée de la branche sahélienne de l’État islamique est à mettre en contexte avec le retrait du Mali de l’armée française et la fin de l’opération Barkhane. « Il faut rappeler aussi que le Jnim [Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans] a également multiplié les attaques récemment. Donc, l’attaque de l'État islamique au Grand Sahara [EIGS] va se passer dans cette perspective, c’est-à-dire que chacun maintenant cherche à renforcer ses positions », explique Djallil Lounnas est professeur associé de relations internationales à l'université al-Akhawayn, au Maroc. Il est l'auteur de l'ouvrage Le jihad en Afrique du Nord et au Sahel : d’Aqmi à Daech.
« L’État islamique veut jouer un rôle au Mali »
Ces derniers jours, l’EIGS a mené de nouvelles offensives dans les localités d’Emis-Emis et d’Inekar par exemple. Là encore des sources locales rapportent des dizaines de civils tués. « L’État islamique veut jouer un rôle au Mali et renforce ses positions dans les zones de Ménaka », détaille le spécialiste qui rappelle que le groupe détient une arrière base au Niger.
Le groupe jihadiste peut-il s’implanter durablement à Ménaka ? Après la mort de Walid al-Sahrawi et les multiples opérations de Barkhane contre l’EI qui avait mené à la mort de plusieurs dizaines de ses combattants, notamment de son chef, l’armée française a annoncé que l’État islamique était considérablement affaibli. « En réalité, l’EIGS s’est renforcé et il envoie un message à tout le monde : non seulement on est là, mais on est fort », estime de son côté M. Lounnas.
Et si l’EIGS trouve face à lui les jihadistes rivaux du Jnim, les groupes armés signataires de l’accord de paix, l’armée malienne est silencieuse. « Vous remarquez le silence de Bamako. Tout le monde en parle. Par contre, il n’y a eu aucune réaction de Bamako. Ça dure depuis longtemps. Ça fait partie du Mali, donc normalement, ils devraient être là-bas », conclut l’expert.
Autres articles
-
Mali : Choguel Kokalla Maïga recadre Emmanuel Macron et défend la rupture avec la France
-
Ouganda lors de la visite de Félix Tshisekedi à Kampala
-
RDC: le groupe AFC/M23 se retire de localités du Sud-Kivu et s'éloigne d'Uvira
-
Est de la RDC: nouvelle attaque du groupe islamiste ADF en Ituri
-
Mali: les jihadistes attaquent des cars et des infrastructures électriques, l'armée poursuit ses opérations





Mali : Choguel Kokalla Maïga recadre Emmanuel Macron et défend la rupture avec la France


