Ousmane Sonko n'attraira pas Moustapha Bâ devant le Haut conseil de la République ; l'ancien ministre des Finances et du Budget est décédé ce lundi en France, des suites d'une courte maladie. N'hésitez pas à imaginer cette ballade des pendus les pieds devant. Car la hargne de la nouvelle administration n'atténuera pas l'opprobre jeté à la mémoire de Mouhamadou Moustapha Bâ.
La meute avait été lancée contre plusieurs bons et loyaux serviteurs de l'État accusés de prévarications et de falsifications diverses. La potence est dressée et il fallait atteindre une hypothétique "majorité écrasante" le 17 novembre prochain pour tous les pendre haut et court.
La meute a aboyé contre l'honneur et la dignité d'honnêtes hommes dans une stratégie de vérité alternée : plus c'est gros, plus l'invraisemblance frappera l'imaginaire de populations sans éducation, atteintes par l'indigence, la maladie infantile du "goxxy" auxquelles on promet le Paradis une fois les milliards au soleil récupérés. Abdou Diouf et Abdoulaye Wade s'y sont cassé les dents, de même que ces magistrats des cellules dormantes recyclés sur les listes des aspirants à la députation.
Les témoignages émus depuis lundi ne cachent pas leur indignation. Le "gnamata gacce" d'Alassane Samba Diop renvoie à la colère impuissante mais indignée d'un François Mitterrand devant la dépouille de Pierre Bérégovoy, un self-made man symboliquement décédé un Premier Mai.
Son action m'autorise à redire aujourd'hui la capacité de l'homme d'État, l'honnêteté du citoyen qui a préféré mourir plutôt que de subir l'affront du doute.
"Son action m'autorise à redire aujourd'hui la capacité de l'homme d'État, l'honnêteté du citoyen qui a préféré mourir plutôt que de subir l'affront du doute.
Toutes les explications du monde ne justifieront pas que l'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous". Consubstantiellement, post-mortem, Moustapha Bâ appelle le Sénégal nouveau au retour à nos valeurs fondamentales de l'honneur que devrait blanchir un jugement de Cour.
Mouhamadou Moustapha Bâ est mort debout, pour l'Honneur et la Patrie.
Pathé MBODJE
La meute avait été lancée contre plusieurs bons et loyaux serviteurs de l'État accusés de prévarications et de falsifications diverses. La potence est dressée et il fallait atteindre une hypothétique "majorité écrasante" le 17 novembre prochain pour tous les pendre haut et court.
La meute a aboyé contre l'honneur et la dignité d'honnêtes hommes dans une stratégie de vérité alternée : plus c'est gros, plus l'invraisemblance frappera l'imaginaire de populations sans éducation, atteintes par l'indigence, la maladie infantile du "goxxy" auxquelles on promet le Paradis une fois les milliards au soleil récupérés. Abdou Diouf et Abdoulaye Wade s'y sont cassé les dents, de même que ces magistrats des cellules dormantes recyclés sur les listes des aspirants à la députation.
Les témoignages émus depuis lundi ne cachent pas leur indignation. Le "gnamata gacce" d'Alassane Samba Diop renvoie à la colère impuissante mais indignée d'un François Mitterrand devant la dépouille de Pierre Bérégovoy, un self-made man symboliquement décédé un Premier Mai.
Son action m'autorise à redire aujourd'hui la capacité de l'homme d'État, l'honnêteté du citoyen qui a préféré mourir plutôt que de subir l'affront du doute.
"Son action m'autorise à redire aujourd'hui la capacité de l'homme d'État, l'honnêteté du citoyen qui a préféré mourir plutôt que de subir l'affront du doute.
Toutes les explications du monde ne justifieront pas que l'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous". Consubstantiellement, post-mortem, Moustapha Bâ appelle le Sénégal nouveau au retour à nos valeurs fondamentales de l'honneur que devrait blanchir un jugement de Cour.
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