Les faits remontent au 26 février dernier. Des habitants d’Aïté, joints par RFI, confirment l’arrivée dans leur commune d’une patrouille de soldats maliens. Cinq personnes, des commerçants, qui ont la double nationalité malienne et mauritanienne, sont alors immédiatement arrêtées dans leurs boutiques.
Selon un membre de la société civile, le convoi repart vers un site minier où deux autres commerçants, des Mauritaniens, sont interpellés. Leurs biens et marchandises brûlés.
Peur et panique chez les habitants
Dans la foulée, les sept hommes sont emmenés par les Famas. Un habitant, cousin direct de l’une de ces personnes, et d’autres membres du village tentent de les retrouver. Ils découvrent les sept cadavres à 7 kilomètres de la commune. « Ils ont été exécutés », indique l’un des membres de ce groupe de recherche qui poursuit : « Nous avons craint que les corps soient minés, nous n’avons pas osé les toucher ».
C’est seulement ce lundi, dix jours après les faits, que les dépouilles ont été enterrées. Cette opération a provoqué peur et panique puisque nombre d’habitants d’Aïté, mais aussi des villages voisins, ont fui en Mauritanie dont la frontière ne se trouve qu'à 10 kilomètres.
Autres articles
-
La ministre Amy Mara Dièye veut «faire de l'huître sénégalaise un produit labellisé et compétitif»
-
Données et IA : le Sénégal finalise sa feuille de route nationale
-
Formation professionnelle : le ministère lance un recrutement spécial de 300 formateurs vacataires
-
Réduction de la faim en Afrique : le Sénégal fait exception, 13 pays s’enfoncent
-
Pacte pour l’avenir en Afrique : Bassirou Diomaye Faye défend un multilatéralisme rénové sur le financement, le numérique et la paix





La ministre Amy Mara Dièye veut «faire de l'huître sénégalaise un produit labellisé et compétitif»


