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L'enquête époustouflante de la Sûreté urbaine pour arrêter les présumés meurtriers du lutteur Mamadou Dieye... 3 ans après l'assassinat



L'enquête époustouflante de la Sûreté urbaine pour arrêter les présumés meurtriers du lutteur Mamadou Dieye... 3 ans après l'assassinat
Le journal Libération fait, ce samedi, le récit d'une enquête époustouflante de la Sûreté urbaine, pour mettre la main sur les présumés auteurs du meurtre du lutteur Mamadou Dièye, défunt champion du Lamb Académy de la Télé Futurs Médias (TFM).
Né le 18 novembre, le jeune Dieye, électricien domicilié à Darou Thioub a été assassiné le 8 avril 2017, avant que son corps ne soit découvert le 9 avril 2019, sous un pont situé  alentours de la centrale électrique de Kounoune.

Selon nos confrères, il a fallu une délégation judiciaire du juge du septième cabinet et une enquête remarquable de la Sûreté urbaine (Su) avec l'appui de plusieurs démembrements de la police pour neutraliser, cette semaine, les meurtriers

Les constatations du médecin légiste avaient permis de savoir que le défunt a été tué par arme à feu.

Après l’enquête ouverte par la brigade de gendarmerie de Sangalkam puis par la Section de Recherches, la Su a démarré ses investigations par l’analyse des informations qu’elle avait à sa disposition.

Le journal de noter que d’abord, tous les témoignages étaient unanimes sur le fait que la victime avait quitté le domicile du nommé Cheikh Ndiaye où il s’était rendu pour assister à un mariage après avoir reçu un appel téléphonique.

Avec l’aide de la Division Cybersécurité, il a été procédé à l’extraction des données téléphoniques malgré la durée des faits en relation avec les opérateurs téléphoniques. La police technique et scientifique a été également mise à contribution.

En exploitant le journal d’appel du numéro appartenant au défunt, il a été noté qu’il a reçu un appel le 08 Avril 2017 à 14 heures 10 minutes.

Immédiatement, il est sorti de sa maison pour aller à la rencontre de son interlocuteur. Il n’est jamais revenu. En étudiant les données, il a été constaté que ce numéro appartenait bel et bien à Fary Ba.

Interpellée par la Su, elle a reconnu, après avoir nié, que c’est son neveu Ibrahima Fall qui utilisait son appareil.

C’est ce dernier qui aurait appâté la victime afin de le conduire à Kounoune pour le tuer.

Sa sœur, Ndèye F., l’a enfoncé en disant qu’il était venu chez Cheikh Ndiaye pour discuter en aparté avec la victime et ressortir. Après quelques minutes d’attente, vu que la victime tardait à sortir, il l’a rappelé sur le téléphone de Fary Ba.

 Libération de révéler que l’appareil de Fary Ba a communiqué avec celui de Cheikh Ndiaye dans la période comprise entre 14 heures 10 minutes et 15 heures 30 au moment où son correspondant se trouvait à Mbeubeuss et Yeumbeul où le défunt a été tué puis transporté à Kounoune la nuit.

Effectivement, le téléphone de Fary Ba a été localisé à Sangalkam, Kounoune et Niakoul Rab où le corps de la victime a été découvert.

Sur place,  Ibrahima Fall, qui détenait l’appareil, a joint son frère Cheikh Ndiaye et son ami Amadou Fall dans la tranche horaire voisine de la disparition de Mamadou Diéye, renseigne nos confrères dans leur édition de ce samedi 4 janvier 2020.

Ces derniers l’ont rejoint sur les lieux. Interrogé, Cheikh Ndiaye a prétendu qu’il n’était pas sorti de chez lui mais il ignorait que son téléphone avait été localisé à Mbeubeuss et Keur Massar après la disparition de Dièye, alors qu’il était en communication avec Fall qui détenait le téléphone de Fary Ba.

L’enquête a pu déterminer qu’il s’était rendu au marché «Occass» de Touba où il aurait acquis l’arme de type artisanale ayant servi à commettre le crime.

En retraçant le fil des événements, il a été établi que le défunt est tombé dans un piège tendu par les nommés Cheikh Ndiaye, Ibrahima Fall, Amadou Fall et Fary Ba. Les données téléphoniques les ont tous situées dans la zone où le crime s’est déroulé.

AYOBA FAYE

Samedi 4 Janvier 2020 - 09:33



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