C'est une découverte archéologique qui rebat quelques cartes. L'os retrouvé en Bourgogne, dans la grotte du Renne, à Arcy-sur-Cure (Yonne) ne paie pas de mine. Il est à peine plus gros qu'un ongle, mais soulève beaucoup de questions. Il s'agit d'un ilion, un morceau de hanche retrouvé il y a plus de cinquante ans sur un site découvert par l'archéologue André Leroi-Gourhan riche d'outils et des restes attribués aux Néandertaliens.
Conservé au musée national de la préhistoire des Eyzies en Dorgogne, il a attiré l'attention du paléoanthropologue Bruno Maureille : « J'ai tout de suite vu que ça n'était pas un bébé néandertalien », a-t-il confié à l'AFP. L'ilion n'a pas la même longueur ni la même orientation que les autres, précise Juliette Henrion du laboratoire d'étude de la préhistoire (PACEA) de l'Université de Bordeaux, co-autrice de l'étude. Les Homo sapiens et les hommes de Néandertal présentent « des différences morphologiques sur quasiment tous les ossements du squelette, chez les bébés comme chez les adultes ».
Les deux humanités ont-elles cohabité ? Ont-elles emménagé dans cette grotte à tour de rôle ? Les interrogations sont nombreuses, mais il apparaît que l'histoire du peuplement de cette région a été certainement plus complexe qu'escompté. « C'est la première fois qu'on retrouve un humain moderne dans un site châtelperronien », commente Bruno Maureille, qui dirige le laboratoire PACEA, insistant sur le fait que le fameux ilion moderne et les os néandertaliens sont issus de la même couche archéologique. Le Châtelperronien était une technique utilisée par Néandertal pour tailler le silex.
Une découverte qui appelle en tout cas de nouvelles fouilles pour espérer trouver de nouveaux ossements dans la grotte du Renne.
Conservé au musée national de la préhistoire des Eyzies en Dorgogne, il a attiré l'attention du paléoanthropologue Bruno Maureille : « J'ai tout de suite vu que ça n'était pas un bébé néandertalien », a-t-il confié à l'AFP. L'ilion n'a pas la même longueur ni la même orientation que les autres, précise Juliette Henrion du laboratoire d'étude de la préhistoire (PACEA) de l'Université de Bordeaux, co-autrice de l'étude. Les Homo sapiens et les hommes de Néandertal présentent « des différences morphologiques sur quasiment tous les ossements du squelette, chez les bébés comme chez les adultes ».
Potentiels contacts entre les deux espèces
Il y a 40 000 ans, contrairement à aujourd'hui, l'humanité comptait deux espèces : Néandertal, sur le déclin, et Homo sapiens qui commençait à s'implanter en Europe de l'Ouest.Les deux humanités ont-elles cohabité ? Ont-elles emménagé dans cette grotte à tour de rôle ? Les interrogations sont nombreuses, mais il apparaît que l'histoire du peuplement de cette région a été certainement plus complexe qu'escompté. « C'est la première fois qu'on retrouve un humain moderne dans un site châtelperronien », commente Bruno Maureille, qui dirige le laboratoire PACEA, insistant sur le fait que le fameux ilion moderne et les os néandertaliens sont issus de la même couche archéologique. Le Châtelperronien était une technique utilisée par Néandertal pour tailler le silex.
Une découverte qui appelle en tout cas de nouvelles fouilles pour espérer trouver de nouveaux ossements dans la grotte du Renne.
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