En République centrafricaine (RCA), une délégation de 25 experts internationaux du Processus de Kimberley (PK) séjourne depuis lundi 9 septembre à Bangui. Ils ont pour mission d'examiner les avancées enregistrées, 11 ans après l'embargo imposé sur les diamants centrafricain.
Après la crise militaro-politique de 2013, un embargo avait en effet été mis en place sur l'exportation du diamant centrafricain. Il a pour but d’éviter la présence sur le marché mondial de diamants issus de zones de conflit et dont la vente financerait des combats. Mais, avec l'amélioration du contexte sécuritaire ces dernières années, l'on note quelques avancées.
Le ministre des Mines et de la Géologie Rufin Benam Beltoungou rappelle : « En 2016 et en 2018, une partie de cette sanction avait été levée. Huit zones avaient été déclarées conformes. Aujourd’hui, nous travaillons à la levée totale de cet embargo. Au niveau du Processus de Kimberley, en 2020, nous avions sollicité de la plénière du Processus de Kimberley l’organisation d’une mission de monitoring en RCA. À cette époque-là, nous n’avions pas été suivis par la plénière. Mais lors de la dernière plénière de mai 2024, le Processus de Kimberley a marqué son accord. »
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« Sur la question de la traçabilité, l’exigence minimale a été réglée »
Le gouvernement centrafricain demande désormais la levée totale de cet embargo. « Depuis trois ans, nous travaillons sur cette question, insiste Rufin Benam Beltoungou. En termes d’exigence minimale, nous pensons que les conditions sont aujourd’hui réunies puisque, de notre côté, le problème sécuritaire, ne se pose plus. Sur la question de la traçabilité, l’exigence minimale a été réglée par nos services. Pour nous, nous pensons qu’au bénéfice de tout cela, la sanction sera totalement levée. »
Un rapport est attendu à l'issue de cette mission d'une semaine et la décision finale sera prise en novembre prochain.
La levée de cette sanction est cruciale pour le développement socioéconomique de la RCA et des populations qui vivent grâce l'exploitation du diamant dans les zones sanctionnées. Pour rappel, « le Processus de Kimberley (PK) rassemble des administrations, des sociétés civiles et industrielles dans le but de réduire l'existence des diamants de conflits (diamants bruts utilisés pour financer les guerres livrées par des rebelles visant à déstabiliser les gouvernements) partout dans le monde », selon le site même du PK.
Après la crise militaro-politique de 2013, un embargo avait en effet été mis en place sur l'exportation du diamant centrafricain. Il a pour but d’éviter la présence sur le marché mondial de diamants issus de zones de conflit et dont la vente financerait des combats. Mais, avec l'amélioration du contexte sécuritaire ces dernières années, l'on note quelques avancées.
Le ministre des Mines et de la Géologie Rufin Benam Beltoungou rappelle : « En 2016 et en 2018, une partie de cette sanction avait été levée. Huit zones avaient été déclarées conformes. Aujourd’hui, nous travaillons à la levée totale de cet embargo. Au niveau du Processus de Kimberley, en 2020, nous avions sollicité de la plénière du Processus de Kimberley l’organisation d’une mission de monitoring en RCA. À cette époque-là, nous n’avions pas été suivis par la plénière. Mais lors de la dernière plénière de mai 2024, le Processus de Kimberley a marqué son accord. »
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