Avec ses 1 443 km de long, ce sera le plus long oléoduc de pétrole brut chauffé au monde. Il acheminera l’or noir extrait du lac Albert en Ouganda au port tanzanien de Tanga avant son exportation, notamment vers des sites du groupe Total ou vers la Chine.
La construction de ce pipeline sera assurée par le géant français des hydrocarbures et le groupe chinois CNOOC. Coût estimé de l’opération : 3,5 milliards de dollars. Un investissement qui se justifie par l’importance des réserves repérées en 2006. Au total, 6,5 milliards de barils de brut reposent sous les eaux du lac Albert, dont environ 21% sont récupérables dans l'état actuel des découvertes. Ce qui équivaut pour l’Ouganda à une exploitation de 25 à 30 ans, avec un pic de production de 230 000 barils par jour.
Un projet décrié par des ONG
Ce lundi en ouverture de séance, la bourse de Paris a relativement mal accueilli les accords signés dimanche à Kampala : l’action de Total perdait 0,15%. Une petite baisse boursière due aux critiques de plusieurs ONG, qui s’inquiètent des conséquences pour l'environnement et pour les populations. Plus de 260 associations ougandaises, tanzaniennes et internationales ont adressé le 1er mars un courrier aux grandes banques privées, les appelant à ne pas financer un projet qui comporte des risques pour les personnes, l'eau, la nature et le climat.
Selon un rapport publié en octobre par les Amis de la Terre et Survie, plusieurs « dizaines de milliers de personnes » sont affectées par l'ensemble du projet. Ces associations, qui ont entamé une bataille judiciaire en 2019 contre ce projet, ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation contre une décision de la justice française qui avait décidé en décembre de confier le litige à un tribunal de commerce.
La construction de ce pipeline sera assurée par le géant français des hydrocarbures et le groupe chinois CNOOC. Coût estimé de l’opération : 3,5 milliards de dollars. Un investissement qui se justifie par l’importance des réserves repérées en 2006. Au total, 6,5 milliards de barils de brut reposent sous les eaux du lac Albert, dont environ 21% sont récupérables dans l'état actuel des découvertes. Ce qui équivaut pour l’Ouganda à une exploitation de 25 à 30 ans, avec un pic de production de 230 000 barils par jour.
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